Et la Loi sur les Indiens ?

J’ai écouté le 30 septembre plusieurs nouvelles et reportages sur la célébration du nouveau congé fédéral sur la vérité et la réconciliation en lien avec les Premières Nations. On a beaucoup parlé d’une part de faute, de reconnaissance, de réconciliation, de pardon, de compensation, etc. On a parlé aussi de colonialisme, de génocide, de dépossession et d’appropriation culturelle, de racisme systémique et de pensionnats. Mais curieusement, je n’ai entendu en cette journée qu’une seule mention de la Loi sur les Indiens. Cette loi est pourtant à la source de la situation dont il est question.

Ceci m’a confirmé l’impression que j’ai depuis longtemps, à savoir que les politiciens fédéraux, fervents promoteurs de toutes les cérémonies de reconnaissance et de pardon envers les Autochtones, n’ont pas le courage d’abolir cette loi. Et d’un autre côté, je ne perçois pas, de la part des responsables autochtones ou de leurs porte-parole, un quelconque mouvement de contestation de cette loi. C’est comme si, d’un côté comme de l’autre, on s’entendait pour alimenter et entretenir un climat dialectique permanent de revendications, de confrontations et de discussions qui constitue le pain et le beurre des uns et des autres. Il semble que personne ne cherche vraiment une solution globale aux problèmes criants qui affectent pourtant les citoyens des communautés autochtones. On ne voit pas l’ombre d’une invitation aux simples citoyens de toutes origines à participer à une démarche collaborative et concrète de construction d’un vivre ensemble respectueux du passé de chacun et orienté vers le futur.

Au lieu de cela, on assiste à une récupération de la situation à saveur woke par divers accusateurs forcément sans défaut, pour qui l’accent doit constamment être mis sur l’admission de la faute originelle du colonialisme, de l’esclavagisme et du racisme systémique, faute qu’il faut avouer à genoux et qui est tellement grave qu’elle est impossible à corriger.

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