La proportionnelle, un plus démocratique

Dans sa chronique de mardi, Michel David écrit : « D’un point de vue partisan, il est évident qu’un système proportionnel peut comporter de sérieux inconvénients. Appliquée aux dernières élections fédérales, la formule compensatoire prévue par le projet de loi 39 aurait donné les résultats suivants : 117 députés conservateurs, 115 libéraux, 61 néodémocrates, 26 bloquistes, 14 députés du Parti populaire et 5 élus verts. »

Ces résultats n’auraient pas changé grand-chose à ceux du 20 septembre (les libéraux auraient continué à diriger le pays avec l’appui des néodémocrates), si ce n’est que nous en aurions appris davantage en Chambre sur les députés du Parti populaire, qui n’auraient pas pris beaucoup de temps à se discréditer aux yeux des Canadiens. Voilà ce qu’une élection équilibrée aurait notamment donné de positif. Mais, à la place, ces populistes soutiendront que leur discours n’est pas entendu au Parlement, continueront à travailler dans l’ombre et parviendront à convaincre les éléments les plus désinformés de la société.

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