De l’argent et la fin du TSO

Voilà les deux problèmes principaux affligeant notre système de santé public au Québec : le manque de personnel infirmier et le fameux TSO (temps supplémentaire obligatoire). Ces deux éléments sont intimement liés, une espèce de rapport cause à effet : parce qu’il manque d’infirmières, on recourt au TSO et, parce que ce TSO rend difficile l’équilibre travail-famille, des personnes quittent le milieu public pour se rendre au privé ou pour prendre leur retraite.

Le gouvernement Legault n’a pas de prise directe sur les infirmières évoluant hors du système public, il doit rendre ce dernier plus attrayant afin que, à terme (qu’on souhaite le plus rapide possible), la présence accrue d’infirmières rende presque inutile ce fameux TSO.

Je trouve malavisée la condamnation de cette massive injection d’argent alors que, insiste-t-on, le problème principal, c’est le TSO. Quelqu’un pourrait-il présenter une autre façon plus efficace pour rendre inutile ce fameux TSO, lié d’abord et avant tout au manque de personnel infirmier ?

Comme on a pu l’entendre, la balle est désormais dans le camp du personnel infirmier : on rembarque ou non ? Ce serait bien fin si c’était oui.

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