Faut-il craindre la loi 96 ?

L’Association des commissions scolaires anglophones du Québec (ACSAQ) prétend que « les écoles anglophones craignent d’être fragilisées par le projet de loi 96 » (Le Devoir, 23 septembre).

Essentiellement, la principale inquiétude de l’Association est due à une disposition du projet de loi 96, Loi qui modernise la Charte de la langue française. L’article prévoit que les certificats d’admissibilité à éducation en langue anglaise pour les enfants à charge des ressortissants étrangers vivant temporairement au Québec ne s’appliqueront que pour trois ans. Les prolongations ne seront plus possibles.

L’ACSAQ a demandé au gouvernement d’éliminer la disposition totalement en raison des effets potentiels sur l’inscription déjà en déclin dans le système scolaire anglais. Cependant, ce n’est pas le vrai problème.

Examinons ce qui suit : à l’heure actuelle, environ 3100 étudiants possèdent ces certificats temporaires. Entre-temps, plusieurs milliers de parents dont les enfants sont admissibles à l’éducation en anglais ont choisi d’envoyer leurs enfants dans des écoles francophones pour apprendre à mieux parler le français et l’écrire.

Ces parents anglophones comprennent qu’à long terme, cela sera bénéfique pour leurs enfants, la société québécoise et aussi pour renforcer la langue française.

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