Ayiti chérie

Il repose tout près de moi, ce DMag publié en juillet. Qu’elle était magnifique, cette couverture sur laquelle apparaissait l’autrice Emmelie Prophète. Coup de chapeau à l’artiste Amélie Grenier, qui a réalisé ces superbes portraits. Ces bleus nuit, ces roses coquins, ces terres de Sienne, quel bonheur pour mes pupilles. Je n’avais qu’une envie, me plonger dans ces gerbes de mots issus de la plume de sept auteurs et autrices entretenant un lien d’affection avec Haïti… Malheureusement, le temps m’a manqué. Et ce n’est qu’en septembre, alors qu’Haïti ne faisait plus parler d’elle, que j’ai pu enfin me nourrir de ces textes. Je dis bien « me nourrir », car grâce à Rodney, Emmelie, Gerda, Stéphane, Martine, Gary et Laura, j’ai eu l’impression de découvrir un petit peu Haïti… enfin ! J’ai surtout ressenti un coup de cœur pour le coup de gueule de Laura Doyle Péan. Je suis d’accord avec elle lorsqu’elle déclare qu’il faut que la Perle des Antilles soit enfin « libérée de l’ingérence des États-Unis et de tous les autres pays et de toutes les organisations qui croient pouvoir gérer ses affaires mieux qu’elle »… Laura n’a que 22 ans. L’autrice s’estime « chanceuse que son père ait toujours tenu un discours relativement positif » sur Haïti. À vous toustes, jeunes d’origine haïtienne, je souhaite qu’« Ayiti » ne soit jamais trop loin de « cheri »…

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