Le Bloc? Par défaut!

Malgré les efforts de Justin Trudeau pour se faire convaincant, personne n’est dupe :
RIEN ne justifiait le déclenchement d’une élection à un si mauvais moment, sinon l’objectif du premier ministre d’obtenir une majorité en chambre.

Alors que la lutte contre les changements climatiques devrait constituer l’un des principaux enjeux du présent scrutin, on assiste à une campagne aux allures de déjà vu, caractérisée par un marchandage de demandes de la part des provinces, un éventail de promesses destinées à protéger ses appuis politiques et à courtiser les électeurs, et un jeu du chat et de la souris entre les chefs qui tentent, à tour de rôle et par des questions pièges, de faire trébucher un adversaire.

Le débat sur TVA ne nous a guère fourni de raisons d’opter pour un parti ou l’autre. Erin O’Toole a beau répéter avoir un plan, on n’en sait guère plus aujourd’hui. « Donnerez-vous au Québec les six milliards prévus dans le dossier des garderies ? »… il aurait été si simple de répondre NON, ce que nous avons tous compris derrière les formules concoctées par les stratèges en communication. Et que dire de l’aveuglement volontaire dont font preuve les conservateurs en matière de lutte contre les changements climatiques ?

Avec un Parti vert à peu près invisible, un Jagmeet Singh dont la discrétion porte ombrage à sa crédibilité, si la « tendance actuelle se main-tient », nous risquons, le 20 septembre prochain, de devoir choisir par élimination.

Le pire scénario serait un gouvernement conservateur minoritaire : même problématique en chambre, inertie en matière de lutte contre les changements climatiques et changement de garde dont les bénéfices sont plus qu’incertains. La moins mauvaise des options : les libéraux minoritaires avec l’espoir que Justin Trudeau cédera sa place. Rien n’est cependant assuré de ce côté… Dommage pour Mme Freeland.

Reste le Bloc pour diviser le vote à la faveur d’un gouvernement libéral minoritaire à condition de pardonner à Yves-François Blanchet sa position aussi incohérente qu’insoutenable sur le troisième lien.

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