Les doses de rappel contraires à l’éthique

Certains pays à revenu élevé continuent de défier toute logique : après avoir amassé suffisamment de doses pour vacciner leurs propres populations à plusieurs reprises, ils prévoient maintenant de leur administrer des injections de rappel alors que des millions de personnes dans le monde attendent leur toute première dose de vaccin.

Pendant ce temps, l’Organisation mondiale de la santé n’a cessé de répéter que ces rappels devaient être retardés et que toute l’attention devait être portée sur la vaccination des populations les plus vulnérables à travers le monde. C’est non seulement la bonne chose à faire, mais aussi la chose la plus sage à faire : si les taux de vaccination ne sont pas augmentés à l’échelle mondiale, des variants plus forts du coronavirus, comme le Delta, continueront à apparaître et à se répandre.

Les dirigeants canadiens doivent résister à l’approche du « moi d’abord » et donner la priorité au don de doses de vaccin aux pays
à revenu faible ou intermédiaire dont le taux de vaccination n’est que de 1 % ou 2 %. C’est non seulement la chose la plus éthique à faire, mais aussi la seule façon de mettre fin à la pandémie.

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