Le REM de l’Est, un projet d’un autre siècle

Dans son texte paru dans Le Devoir du 26 août, Jean-Claude Marsan y va de suggestions et de commentaires maintes fois entendus, mais pertinents, sur le REM de l’Est, qu’il qualifie d’« absurdité ». Comme lui, la plupart des autorités en matière de transport et d’urbanisme s’entendent pour dénoncer ce projet d’un autre siècle.

Les points de vue de ces « autorités » sont bienvenus, certes. Hélas ! leur intérêt et leurs préoccupations s’arrêtent trop souvent aux frontières de l’Est.

En suggérant le maintien du REM aérien depuis la station de métro Honoré-Beaugrand en direction est, M. Marsan fait fi de la catastrophe appréhendée par les citoyens de Mercier-Est : la construction d’une structure aérienne tout béton au beau milieu de la rue Sherbrooke, à quelques mètres des résidences et des commerces qui la jalonnent.

Depuis plusieurs mois, des citoyens et des citoyennes du quartier multiplient les actions publiques de sensibilisation et de mobilisation auprès des résidents — qui, pour la plupart, ignorent l’existence même du projet de la Caisse de dépôt. Car le REM de l’Est, « notre REM », a été conçu sans que la population soit consultée.

Son abandon pur et simple, comme le préconise M. Marsan, ne doit pas signifier la fin de l’histoire. La population de l’est de Montréal réclame toujours haut et fort un transport collectif structurant.

Si les décideurs, élus et non élus, persistent à faire la sourde oreille, nous devrons conclure une fois de plus que, à l’est, rien de nouveau.

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