Écologie et contradictions

J’entends souvent des citoyens, artistes, collègues, dire qu’ils sont très préoccupés par les changements climatiques, mais qu’ils n’osent pas s’engager politiquement, étant donné que leur mode de vie entre en contradiction avec la lutte contre les changements climatiques. Ils attendent, pour ainsi dire, d’être irréprochables avant de soutenir un mouvement vert. Or, il n’est pas nécessaire d’être une soutane verte, d’avoir une voiture électrique et d’utiliser des couches lavables pour faire pression sur les partis politiques.

Il est temps de déplacer la perspective vers une gestion collective de la crise climatique en s’inspirant de la gestion de la pandémie. Si, par exemple, on interdisait les voitures à essence, nous devrons nécessairement nous plier à une telle mesure — tout comme nous nous sommes pliés à des mesures draconiennes durant la pandémie au nom d’un objectif collectif.

Le récent rapport du GIEC a bien montré que nous n’avons plus une seconde à perdre. À tous ceux qui, comme moi, ne sont pas irréprochables, qui admettent leurs contradictions : allions nos forces pour sauver la planète avant qu’il ne soit trop tard.

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