Le Fonds de solidarité FTQ doit se préoccuper de protection de l’environnement

Le 19 août dernier, nous apprenions dans les pages du Devoir que le Fonds de solidarité FTQ allait investir, sans garantie, 75 M$ dans le projet d’agrandissement de la mine du lac Bloom, située près de Fermont.

Ce projet a suscité une opposition unanime du milieu environnemental, puisqu’il prévoit détruire 151 hectares de lacs et de cours d’eau, dont un lac de 88 hectares, et s’en servir pour y empiler les résidus miniers. Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a déposé un rapport très critique sur ce projet en rappelant que la minière peut très bien opter pour d’autres solutions moins polluantes et destructrices pour l’environnement. Il s’agit d’un projet pour lequel le promoteur a sciemment omis de meilleures pratiques afin d’augmenter ses profits.

Votre communiqué de presse annonçant votre investissement passe sous silence tout le problème environnemental de ce projet rejeté par le BAPE, une consultation à laquelle nous avons participé et au cours de laquelle nous avons évalué en détail le
projet.

Nous ne sommes pas oppo-sés au projet d’agrandissement, mais à cette proposition de détruire des lacs alors qu’il y a des fosses déjà prêtes à recevoir les résidus miniers. Il est trompeur de dissocier l’augmentation de la production de la mine de la gestion des résidus qu’elle produira et on ne comprend pas que le Fonds de solidarité puisse injecter des fonds dans ce projet sans exiger que le promoteur agisse en tout respect pour l’environnement.

En tant qu’actionnaire du Fonds, je verrai à réorienter mes investissements, et, en tant que président de la Fondation Rivières, j’informerai nos employés de cet événement avant que l’on adhère à un programme d’adhésion collectif.

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