Le virus ne fait aucune distinction

M. Legault a tout à fait raison, le virus ne prend pas de vacances. Mais, tout aussi vrai, le virus ne fait aucune distinction entre le corridor ou l’ascenseur d’un cégep et celui d’un grand immeuble de logements. Les deux endroits sont des terrains de chasse féconds pour le variant Delta, qui n’a qu’un seul objectif : contaminer le plus de personnes possible, vaccinées ou non. C’est donc à M. Legault d’expliquer la science et la logique qui sous-tendent sa politique toujours en place visant à exempter les immeubles de logements des règles raisonnables et qui insiste sur le port du masque dans les aires communes des cégeps, universités, immeubles de bureaux, banques, magasins, etc.

Impossible de savoir combien de personnes ont attrapé la COVID jusqu’à présent dans les corridors, les ascenseurs, et les buanderies des immeubles de logements du Québec, mais une chose est certaine : le variant Delta, que M. 
Legault qualifie de « dangereux », profitera sûrement de l’exemption pour se propager rapidement parmi les locataires et leurs visiteurs, vaccinés ou non, et surtout dans les immeubles où des étudiants de niveau postsecondaire et des familles avec enfants côtoient des personnes âgées et des personnes ayant des problèmes de santé latents. Laisser les gens circuler et se rencontrer face à face sans masque pendant cette nouvelle vague contribuera sûrement à la surcharge de travail de nos infirmières et médecins déjà épuisés. M. Legault a dit cette semaine que la situation au Québec est « inquiétante ».
Alors pourquoi M. Legault persiste-t-il avec cette exemption irresponsable et facilement révocable ?

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