Zone de non-droit

Une zone de non-droit est, dans le langage courant, un territoire où le droit ne s’applique pas.

À Montréal, des quartiers à forte densité de population précaire ont vu une augmentation de la délinquance, du commerce de produits de la criminalité comme la vente de stupéfiants, de la prostitution de mineures ou de la vente d’armes prohibées.

Or, l’absence d’un cadre global rigoureux sur les interventions policières en zone sensible pourrait rapidement permettre l’émergence de « zones de non-droit » à Montréal. Les quartiers Saint-
Michel, Saint-Léonard ou Rivière-des-Prairies pourraient bien faire les frais d’une logique politique attentiste et permissive venant des arrondissements et de la Ville.

Pensons à la France, à son absence de politiques régionales sociales efficaces et à son désengagement en matière de sécurité provoqués par les fortes réductions budgétaires des gouvernements successifs. Ces vingt dernières années, ces orientations politiques et économiques ont permis à des quartiers (« les cités ») de se transformer en zones de non-droit, propices à l’augmentation de la petite et de la grande criminalité.

Dans le contexte de violences par arme à feu qui a libre cours dans certains quartiers de Montréal, si le désengagement notable de la Ville, des services sociaux et des services de police perdure, alors la place laissée vacante pourrait bien être comblée par la loi de la rue. La nature n’aime pas le vide.

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