Monsieur Delta aime le mot relâchement!

Les plus pessimistes d’entre nous parlent déjà d’une quatrième vague dès l’automne prochain. D’ailleurs, à cet effet, des scientifiques nous ont déjà prévenus : « il faut se méfier, la pandémie de la COVID-19 est loin d’être terminée ». Et voilà que dans certains pays d’Europe, le variant Delta a commencé à faire des siennes. La 4e fait son nid, qu’on le veuille ou non.

Mais que voulez-vous, on ne se peut plus. Et on en rêvait depuis si longtemps de notre retour dans les restaurants ou sur les terrasses bondées. On est tellement heureux de se retrouver, ne serait-ce parmi une petite foule de 500 spectateurs devant les chanteurs qu’on aime tant. Alors, devant notre bonheur inespéré, le gouvernement du Québec continue d’annoncer de nouveaux relâchements. Après tout, il ne faut pas oublier que la majorité des Québécois ont reçu leur deuxième dose de vaccin. Alors, plus invincible que ça — face au virus et à son variant Delta —, tu meurs. Mais il y a des sceptiques.

Ainsi donc, le mot qui est sur toutes les lèvres en plein cœur de l’été est : relâchement. Ce mot qui fait le grand bonheur justement de M. Delta. Plus on relâchera ici comme ailleurs dans le monde, et plus ce dernier en profitera pour tenter une percée afin de se répandre comme une traînée de poudre aux quatre coins du monde. Il en rêve ni plus ni moins.

J’apprenais en début de semaine que le Nouveau-Brunswick allait mettre fin à toutes ses mesures anti-COVID la semaine prochaine. Et quel ne fut pas mon étonnement de lire aussi dans les journaux que le président de l’Afrique du Sud allait bientôt faire la même chose à plus grande échelle, il va de soi.

Aurions-nous trop tendance à peser sur le bouton relâchement avec un peu trop d’empressement ? Bien que je demeure optimiste pour la suite des choses grâce au vaccin, je dis : « oui relâchons, mais modérément, tout en demeurant extrêmement vigilants ».

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