Souvenons-nous-en

La nomination de Mary Simon à titre de gouverneure générale a fait couler beaucoup d’encre, notamment en raison de son incapacité à communiquer en français. Face à cette incongruité, la plupart des commentateurs politiques du Canada anglais se sont faits indulgents, certains d’entre eux allant même jusqu’à affirmer que Mme Simon ne devrait pas être disqualifiée. Seraient-ils aussi compréhensifs si c’était l’anglais qu’elle ne parlait pas ? Se poser la question, c’est y répondre, compte tenu de ce que l’histoire de ce pays nous a enseigné sur le sens de l’équité d’une majorité de nos concitoyens en cette matière.

Ainsi, à mon sens, Justin Trudeau, par ce geste inique, vient de se disqualifier lui-même de la fonction de premier ministre, car considérer l’aptitude à communiquer en français, l’une des deux langues officielles du pays, comme négligeable, bien qu’il s’agisse d’une fonction institutionnelle aussi importante et prestigieuse, est carrément déshonorant, voire révoltant.

Je ne puis donc qu’espérer que l’électorat québécois s’en souviendra lors des prochaines élections fédérales, car il y a toujours bien des limites à tolérer que le premier ministre du pays fasse preuve d’une telle désinvolture envers l’un des deux peuples fondateurs.

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