Abandon du projet GNL Québec: rendez à César ce qui appartient à César

Ceux qui connaissent Sylvain Gaudreault savent que c’est un homme de dossiers.

Avant de se prononcer sur un sujet, il prend le temps de bien regarder les différents éléments qui le composent.

Ainsi, quand il s’est prononcé, il y a plusieurs années, sur l’implantation de GNL Québec au Saguenay, il avait pris le temps de bien analyser le dossier, et avait pris position contre ce projet, le considérant comme n’étant pas viable, non seulement d’un point de vue environnemental, mais également d’un point de vue économique. Il avait fait preuve alors de courage politique car, à l’époque, il était presque le seul à tenir ce discours.

Je me souviens de l’avoir entendu à l’époque, en conférence : il nous expliquait que cette approche de l’exploitation des énergies fossiles était dépassée et qu’il fallait, comme région mais également comme société, se tourner vers d’autres formes d’économie.

Et il nous expliquait que c’était payant de le faire. Il parlait entre autres non seulement du projet Elysis, mais également de l’utilisation de la fibre cellulosique comme étant des projets d’avenir tant pour la création d’emplois que pour l’environnement.

Je me souviens d’avoir entendu Patrice Roy le présenter comme le spécialiste de la question environnementale, comme porteur d’avenir économique au Québec.

Après tout ce temps, force est de reconnaître qu’il avait raison.

Non seulement le gouvernement, après les évaluations du BAPE et du ministère de l’Environnement, mais également les grands investisseurs se sont retirés du projet.

C’est au niveau mondial que l’on reconnaît maintenant cet état de fait, et l’on voit que de grands acteurs économiques le font de plus en plus.

Quand on parle environnement comme il le fait depuis toutes ces années, nous nous rendons compte plus que jamais combien cette question est
vitale, pour la planète et pour les gens qui l’habitent.

Alors, j’aurais envie de dire : rendons à César ce qui appartient à César, et reconnaissons à Sylvain Gaudreault non seulement sa vision d’avenir mais également le travail colossal qu’il a entrepris pour convaincre de l’importance de la question.

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