Au-delà de la viande

Dans une page Actualités du Devoir des samedi 17 et dimanche 18 juillet, dans le texte « La crépitante quête du bacon végétal », Sylvain Charlebois, spécialiste du secteur alimentaire, pense que Beyond Meat, la compagnie qui conçoit des substituts de viande avec des protéines végétales, fait fausse route en voulant imiter le bacon. Charlebois ne voit pas d’un bon œil le fait « d’essayer de voler les parts de marché de la viande » et ne voit pas non plus comment l’origine d’un aliment comme le bacon, qu’elle soit végétale ou animale, pourrait changer le choix des consommateurs.

Pourtant, nous le savons, et cet expert devrait aussi le savoir, il est moins polluant de produire des végétaux que des animaux, ce serait meilleur pour notre santé et, surtout, il y a, comme un éléphant dans la pièce, la souffrance animale !

Pourquoi cette question concernant la misère vécue par des êtres sensibles, destinés à l’abattoir pour garnir nos assiettes de leurs muscles et de leurs organes, est-elle donc presque toujours évacuée du débat alimentaire ?

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