Déluge du Saguenay et d’ailleurs!

Quand je vois dans les médias les déluges qu’a connus l’Europe il y a quelques jours, cela me ramène inévitablement à notre déluge à nous, celui qui est inscrit à tout jamais dans notre mémoire collective, soit celui du Saguenay de juillet 1996, bien entendu, dont on souligne cette semaine les 25 ans. Et je me dis que, peu importe l’ampleur des inondations, quand cela se produit chez soi, dans sa ville, dans sa région, il y a péril en la demeure. Des vies sont complètement chamboulées.

Ayant vécu le déluge du Saguenay de près, je peux vous assurer qu’on n’a pas idée de toute la détresse que les gens peuvent vivre quand ils voient leurs maisons complètement inondées par la crue des eaux ou qui devront, au final, évacuer les lieux. Et que dire des êtres chers emportés par la force inexorable du déchaînement de la nature. Quand de graves inondations se produisent, les médias nous offrent des images quotidiennes des sinistrés, mais il faut être sur place, près d’eux, pour constater de visu toute la mesure du drame humain qui se vit. Quand on est confronté soi-même à un tel drame, on voit à quel point les mots « entraide » et « solidarité » n’ont pas de prix. Sans le secours de ses semblables, il serait impossible de se sortir d’un tel chaos.

Je voudrais donc ici rendre hommage à tous ceux et celles qui ont répondu présent lors du déluge du Saguenay et qui ont apporté leur aide et leur soutien. C’est eux qui ont fait toute la différence au final. Vingt-cinq ans plus tard, je garde en mémoire des visages si chers, des mots de réconfort, des mains tendues et tous les gestes de soutien posés. Je souhaite aux sinistrés actuels de l’Europe le même élan de compassion.

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