Oui, Marie Grégoire mérite une chance

Lettre à Brian Myles

Monsieur,

Je suis bibliothécaire. J’ai dirigé une bibliothèque universitaire durant 15 ans avant de prendre ma retraite en 2008.

Le « problème » soulevé par la nomination de Mme Grégoire est récurrent dans la profession et dans d’autres. Certaines personnes ont énormément de difficulté à faire la différence entre « jouer un rôle professionnel » au sein d’une organisation et « diriger l’organisation ».

Il s’agit là de deux métiers différents avec des finalités différentes, sinon souvent conflictuelles.

Par exemple, ce n’est pas parce que vous êtes ingénieur chez Boeing que le p.-d.g. de Boeing devrait être ingénieur, que le directeur d’un hôpital devrait être médecin, etc.

J’ai écrit à ce sujet il y a déjà de nombreuses lunes (septembre-octobre 1977) dans Argus, la revue de la Corporation des bibliothécaires du Québec. Je constate que le message ne s’est pas rendu.

Je crois que Mme Grégoire, compte tenu des enjeux qui sont ceux de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et de ses « connexions » avec le gouvernement en place à Québec, est de loin la meilleure candidate au poste de directrice.

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