Test de civilisation

Toute civilisation connaît une période de croissance, un apogée et ensuite un déclin. Que cela soit dû à un épuisement des ressources, à une catastrophe naturelle, à une défaite militaire face à une civilisation plus puissante ou pour toute autre raison, aucune n’a pu y échapper. Et la nôtre connaîtra aussi probablement le même sort.

La montée des températures ainsi que la fonte rapide des glaciers, qui entraîneront inexorablement une hausse du niveau des mers et des périodes caniculaires plus qu’inhabituelles, nous indiquent sans ambages que notre modèle civilisationnel industriel triomphant — qui éclipsa tous ses concurrents et conquit tous les continents — s’approche du point de rupture.

Par contre, il subsiste de l’espoir. De grandes organisations économiques internationales, comme le FMI, la Banque mondiale ou l’Agence internationale de l’énergie, préconisent désormais l’abandon des énergies fossiles à court ou à moyen terme. Il s’agit d’un discours que nous n’avions pas l’habitude d’entendre de ces organisations auparavant, même si dans le concret cela n’incite pas les gouvernements à respecter leur plan de réduction de gaz à effet de serre — jusqu’à ce jour.

Le temps que nous laissons passer réduit lentement les possibilités d’éviter la catastrophe climatique, et cela demandera un plus grand effort dans le changement de cap du grand navire de l’économie mondiale, qui ne modifie sa direction que très lentement. Passerons-nous ce test de civilisation en nous adaptant à la nouvelle situation ou échouerons-nous comme tant d’autres civilisations avant nous ?

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