Les embrouilles de Le Verger

La banque française Société Générale prétend avoir quitté le projet GNL Québec qui veut, dans le fjord du Saguenay, construire une usine de liquéfaction de gaz naturel exploité en Alberta, par… fracture de la croûte terrestre. Il s’agit d’une entreprise polluante et non sans danger pour les nappes phréatiques et la stabilité de cette même croûte.

De son côté, le président-directeur général de GNL Québec, Tony Le Verger, avance que c’est la compagnie qu’il dirige, qui se spécialise dans la transition énergétique, qui a coupé les ponts avec la banque. Comme à l’habitude, pour étayer ses raisons, M. Le Verger est demeuré évasif, nous laissant sur notre faim quant aux véritables motifs de cette rupture entre la Société Générale et GNL Québec.

Cependant, le motif principal saute aux yeux, tellement les faits sont têtus : rapport négatif du BAPE sur l’implantation de l’usine à Saguenay ; démission en cascade de têtes dirigeantes de la compagnie ; abandon du projet par le fonds financier du milliardaire Warren Buffett (moins 4 à 5 milliards de dollars) ; réponse famélique des gens d’affaires du Saguenay–Lac-Saint-Jean aux cris du cœur de Sandra Rossignol, présidente de la Chambre de commerce de Saguenay-Le Fjord.

Si la banque française a décidé de quitter le navire GNL, c’est que, selon moi, l’œil de la tempête n’est pas loin de l’engloutir. À moins qu’une salvatrice intervention électoraliste des gouvernements supérieurs se présente pour maintenir à flot le controversé projet. Ce qui ne serait pas une surprise en ce qui me concerne.

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