L’immense contribution de Fernand Ouellet

« Nul n’est prophète dans son pays. » Voilà la première impression qui m’est venue à l’esprit lors de l’annonce du décès de l’historien Fernand Ouellet. Je laisse à d’autres le devoir de rappeler l’immense contribution de ses travaux dans la manière d’écrire l’Histoire en général et celle du Québec en particulier. Son travail acharné en a fait l’un des précurseurs de la génération des penseurs qui ont mené à la Révolution tranquille. C’est sans doute ce point qui pourrait expliquer le silence qui plane toujours autour de sa mémoire et de ses engagements. Étudiant dans le petit Institut d’histoire de l’Université Laval du début des années 1960, j’ai eu le grand privilège de suivre certains de ses cours. La conviction que l’histoire est avant tout une discipline exigeante qui oblige à réactualiser le passé avec la plus grande rigueur a toujours été la règle dans ses recherches et son enseignement. Cette leçon, je me suis efforcé de la transmettre à mes propres étudiants en espérant le mieux. Et pour cela, j’exprime ici ma plus profonde reconnaissance. Merci, Monsieur le Professeur !

À sa mémoire, voir : « L’impossible oubli. Fernand Ouellet, la Révolution tranquille et la république contractuelle des Patriotes », Daniel Poitras, revue Érudit, juin 2014

À voir en vidéo