Le bon sauvage?

Les empires ont contribué puissamment à façonner les sociétés et le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.

Ils ont colonisé et organisé les territoires sans autre but que d’accroître leur puissance et le pouvoir de ceux qui les dirigeaient. La « raison d’État » était toujours la meilleure.

L’Empire britannique a été l’un de ceux-là et n’était pas différent. Il fallait s’y soumettre ou se démettre. Comme le disait le chef gaulois Brennus, « malheur aux vaincus ».

Or dans la colonie du Canada se trouvaient deux obstacles majeurs à l’expansion et à la croissance de l’empire qu’il fallait éliminer : la population de « Canadiens » réfractaires à la Couronne et qui refusaient de prêter serment d’allégeance et les Métis acculturés aux populations autochtones qui occupaient, dans l’Ouest canadien, des territoires stratégiques qui permettaient de contrôler l’expansion de l’empire vers le Pacifique.

Qu’a fait l’Empire devant ces difficultés ?

Dans un premier temps, il s’est allié l’Église catholique pour contrôler la populace
canadienne tout en attirant une bonne partie du leadership canadien dans les rangs de la bourgeoisie coloniale.

Dans un deuxième temps, il a poussé les Métis à défendre leur territoire, qu’ils ont perdu.

Et, plus récemment, il a tenté, par les bons offices des sieurs Macdonald et Langevin, de faire disparaître les populations autochtones en confiant cyniquement les enfants de
ces peuples à des institutions religieuses catholiques francophones avec mandat de les acculturer à la civilisation occidentale.

Pendant tout ce temps, l’école officielle dépeignait comme des « sauvages meurtriers » ces gens qui avaient inspiré à Jean-Jacques Rousseau sa vision de « l’homme naturellement bon ».

Il n’y a pas d’excuses. Que la logique impériale, qui a tant fait pour alimenter les égouts de l’histoire et broyer l’humanité !

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