La non-intervention du pape François

Ce n’est pas d’hier que les violences sexuelles sur des enfants commises par des membres du clergé sont dénoncées dans les médias. À ce sujet, des experts mandatés par l’ONU, dans une lettre envoyée au chef de l’Église catholique le 7 avril dernier, font part de leur « plus grande préoccupation » relativement aux nombreuses accusations de violences sexuelles auprès de nombreux enfants fréquentant des institutions catholiques, et exhortent le pape François à intervenir.

Et pourtant, ces experts condamnent vertement les « mesures adoptées par l’Église catholique pour protéger les auteurs présumés d’abus, dissimuler les crimes et entraver la responsabilisation, ce qui a conduit à l’impunité des crimes commis, à la répétition des violations au fil des décennies et au nombre croissant de victimes, ainsi qu’à l’absence de réparation et de soutien aux victimes ».

Pire encore, certains rapports d’enquêtes lancées par le Vatican et certains diocèses signalent « les tentatives persistantes de l’Église catholique pour protéger les agresseurs présumés de la justice […] ».

De mon point de vue, le pape François ne peut plus tolérer la non-intervention. Son silence a revêtu des proportions démesurées. Voire inacceptables. Pour la crédibilité de son Église, le pape François doit tout au moins offrir ses excuses au nom de l’Église catholique, à défaut de quoi il devra en assumer la responsabilité, à savoir le désaveu de toute cette violence sexuelle mise au grand jour de la part de membres du clergé envers
d’innocents enfants.

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