La fête nationale

Un spectacle de grande envergure nous a été présenté le 24 juin pour nous donner l’impression d’être et d’avoir été tous solidaires et résilients depuis plus d’un an… C’était une fort belle présentation : beaucoup de monde en mouvement, d’artistes de tous les horizons, d’effets bien pensés… Il manquait juste un peu de chaleur pour faire vraiment de LA fête… NOTRE fête.

Malgré toutes les bonnes intentions, nous assener à répétition que « le monde est triste et malheureux… » ne donne pas envie de giguer : le « chu tanné » de Charlebois avait déjà planté le décor. Il fallait plutôt viser l’avenir tout en évoquant les racines de notre nation.

Le thème « Vivre le Québec tissé serré » se voulait rassembleur et inclusif : défi réussi. À l’image de ce Québec recomposé qui est le nôtre. Mais, en voulant inclure davantage, faut-il pour autant exclure les éléments fondateurs de notre culture québécoise… ?

C’est un peu le sentiment ressenti lorsque, au terme du spectacle, on a « mentionné » quelques figures « emblématiques » — comme si tout le monde les connaissait (un son-dage serait bien approprié !). Nommer ces figures ne suffit pas, il faut les dire et les chanter pour qu’elles vivent et témoignent de notre histoire. Cette année, seuls Raymond Lévesque et Vigneault ont eu cette chance. Qu’en sera-t-il les prochaines années ?

Pour un Québec tissé serré, il faut entrelacer deux séries de fils : le fil de chaîne et le fil de trame.

 

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