Aire protégée de la rivière Péribonka

Lettre au ministre Pierre Dufour

Monsieur le Ministre,

Ma lettre du 3 mai dernier vous fut remise le 5 mai par votre adjointe parlementaire, madame Marie-Louise Tardif. Vous avez communiqué avec moi le 6 mai, et nous nous sommes longuement parlé du dossier de la Péribonka, et ce, d’une façon cordiale. À la suggestion du député et ancien ministre Sylvain Gaudreault, et à ma demande, vous m’avez téléphoné un mois plus tard, lundi 7 juin. Notre conversation a duré près de 45 minutes et nous avons ensemble revu toute la problématique du projet d’aire protégée de la Péribonka.

À la fin de notre entretien, nous avons convenu que le contenu de notre conversation ne serait pas rendu public sans un accord de réciprocité. Je tiendrai parole et ne dévoilerai rien, sauf que mes commentaires et mes suggestions m’ont semblé vous intéresser à un point tel que vous en preniez bonne note et qu’il y aurait un suivi. Le suivi que j’entends aujourd’hui de votre ministère m’inquiète au plus haut point, sur le sort qui est réservé à ce que le premier ministre appelle « un joyau naturel » dans sa lettre du 17 mai dernier au Comité de sauvegarde de la rivière Péribonka.

L’annulation des plans de coupe préparés par vos fonctionnaires doit être décidée dès maintenant, et un moratoire se doit d’être décrété si vraiment « l’aire protégée » dont on parle depuis plus de dix ans tient toujours la route.

Attendre la fin de la session pour tenter d’engager des travaux forestiers ne fera qu’aggraver une situation déjà trop embrouillée. Peut-être sous-estimez-vous la force de réaction de ceux et celles qui travaillent généreusement et bénévolement à la défense et à la protection de cette belle rivière unique par sa beauté et son histoire. Si monseigneur l’évêque de Chicoutimi et toute son équipe, y compris la pastorale, ont cru utile d’écrire au premier ministre pour appuyer le Comité de sauvegarde se référant même au pape François, cela m’amène à conclure que vous devriez relire ma lettre du 3 mai et vos notes du 7 juin, et les commentaires (non ex cathedra) de l’évêque–citoyen René Guay, de Chicoutimi.

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