Des mesures iniques

​Ma conjointe et moi avons franchi la ligne rouge en mars dernier. Disposant d’une maison en France, où nous avons de la famille, nous sommes allés y passer la fin de l’hiver et le début du printemps, comme nous le faisons régulièrement depuis que nous sommes retraités.

Ce faisant, nous avons franchi le Rubicon et nous nous sommes rendus coupables d’aller en voyage sans avoir de raison majeure et incontournable pour le faire… Nous devions rentrer le 2 juin, mais avons choisi de reporter notre retour au 23 juin dans l’espoir que les absurdes mesures de quarantaine obligatoire à l’hôtel se termineraient enfin le 21, jour actuellement prévu pour leur échéance… ou pas.

Outre qu’elles sont iniques et contre-productives, comme un comité de la Chambre des Communes l’a récemment établi (les touristes ne vont pas se bousculer au Canada cet été avec une telle dépense à l’arrivée), elles sont ruineuses et ne favorisent au bout du compte que de grandes chaînes hôtelières. Nous n’avons aucune envie d’enrichir les Hilton et autres Marriott’s de ce monde.

De plus, nous avons reçu notre deuxième dose de vaccin Pfizer en France, depuis 2 semaines déjà. Il sera largement actif à notre retour. Dans l’état actuel des choses, nous ne serons pas récompensés pour autant et nous devrons passer trois jours à l’hôtel, avec deux vaccins et un test PCR négatif français de moins de 72 heures en poche, à l’arrivée… Cherchez l’erreur ?

 

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8 commentaires
  • Simon Grenier - Inscrit 7 juin 2021 07 h 24

    Il n'y a pas d'erreur à dénoncer ou de lamentation à émettre, ici. Les tenants et aboutissants de cette situation sont bien connus et reconnaissez vous-même les avoir acceptés avant de partir. Il est bien étrange - et éloquent - de voir le mot "récompense" survenir dans votre tirade...

    Ces mesures n'ont rien à voir avec vous en tant qu'individus, pourquoi centrer votre argumentaire autour d'une situation anecdotique aucunement représentative des enjeux collectifs? La pertinence (ou pas) de la quarantaine obligatoire n'a aucune influence sur votre décision de vivre avec... puis de soudainement changer d'idée. Ça a tout à voir avec votre propre gestion de vos propres priorités.

    Vous l'avez bien dit: votre seule et unique mission était de vivre normalement. Eh bien, dansez maintenant - pour trois minuscules petits jours.

  • Paul Gagnon - Inscrit 7 juin 2021 09 h 18

    La misères des "petits riches"

    snif

  • Pierre Rousseau - Abonné 7 juin 2021 09 h 26

    La misère des riches!

    Faisant fi des avertissements de tous les gouvernements et de la santé publique d'éviter les voyages non essentiels, monsieur et madame décident quand même de partir à l'étranger en toute connaissance de cause et en pleine pandémie et on s'offusque que le Canada prenne les mesures un tant soit peu nécessaires pour limiter sa propagation...

    Les mesures «iniques» dont vous parlez faisaient partie de la panoplie des mesures possibles pour faire face à une pandémie et vous n'avez qu'à assumer les gestes que vous avez posés en toute connaissance de cause. Vous pouvez toujours attendre que la situation ici se soit stablilisée avant de revenir si l'iniquité de ces mesures sont trop onéreuses pour vous qui, de toute évidence, n'êtes pas dans la dèche. Je ne crois pas que vous obteniez beaucoup de sympathie de la part des Canadiens qui ont obéi aux recommandations de la santé publique.

  • André Tremblay - Abonné 7 juin 2021 09 h 40

    Il faut assumer les conséquences de ses gestes, surtout quand on connait les règles avant de partir. Et parfois faire passer le bien collectif avant ses caprices personnels. Moi aussi j'ai l'habitude d'aller passer mes hivers en Espagne, mais cette année....

  • Pierre Belzile - Abonné 7 juin 2021 09 h 45

    En tout cas monsieur Paradis, heureusement que votre récit ne se soit pas prolongé de quelques lignes. J'étais sur le bord de verser une larme devant l'ampleur du drame.