Le tunnel Québec-Lévis

Ce projet tel que présenté ne semble reposer ni sur une étude détaillée des besoins ni sur une étude d’impact, et les arguments entendus pour en faire la promotion relèvent du flou et du philosophico-gélatineux. De plus, il est démesurément coûteux en regard de l’importance de la population desservie et sans nul doute, ces chiffres ne représentent que la pointe de l’iceberg, comme les autres projets de ce type l’ont sans cesse démontré.

Il me semblerait que ce projet de tunnel aurait avantage à être revu en le dédiant entièrement au transport en commun 100 % électrique, et raccordé au réseau de tramway de Québec dont la dernière mouture m’apparaît quant à elle fort pertinente pour faciliter les déplacements est-ouest et dont il devrait faire partie intégrante. Cette ligne nord-sud entre Lévis et Québec ne nécessiterait que deux à quatre stations desservant des points clés de Québec, à moins qu’une éventuelle prolongation de cette ligne de tramway vers le nord se justifie.

En plus de réduire considérablement l’investissement requis, cette solution éviterait un délire d’étalement urbain sur la rive sud et, en éliminant le camionnage lourd, augmenterait d’une façon significative la durée de vie et diminuerait d’autant les coûts d’entretien dudit tunnel.

De plus, il éviterait un accroissement indu de la congestion urbaine dans le centre-ville de Québec en évitant un surcroît d’automobiles de gens provenant de la Rive-Sud. D’ailleurs, ces derniers y trouveraient un incitatif très fort à utiliser le transport en commun. Un tunnel dédié au tramway diminuerait aussi sensiblement les risques d’accident comme on peut en voir à répétition dans le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine à Montréal. Ainsi, le va-et-vient des citoyens entre Lévis et Québec pour le travail, les études, le magasinage et le loisir s’en trouverait sensiblement facilité.

En complément, le (vieux) pont de Québec devrait être réservé exclusivement aux trains et aux véhicules automobiles et devrait exclure tout camion ou véhicule lourd encore une fois question de durée de vie et frais d’entretien. Il ne faut pas oublier que dans 10-15 ans, la majorité des véhicules automobiles seront électriques, ce qui ne contribuera pas à en diminuer le nombre, loin de là.

Il semble donc important d’éviter que Québec gâche son plaisir de devenir une ville verte beaucoup moins polluée en devenant une ville super congestionnée.

 

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