De grâce, utilisons nos sites Web !

Depuis quelque temps et presque insidieusement, nous avons été poussés — sans nous en rendre compte, pour la plupart — dans le passage obligé de la sacro-sainte Page Facebook !

En permanence, on nous invite à la consulter pour à peu près tout : l’horaire de la bibliothèque municipale, les directives gouvernementales ou encore la livraison de notre panier bio.

J’écoute beaucoup les réseaux national et régional de la radio et de la télévision de Radio-Canada et, sans cesse, on me renvoie auxdites pages Facebook, comme si c’était la panacée de l’information.

Est-ce par paresse, parce que c’est plus facile que d’alimenter un site Web « classique » ? En effet, la majorité des organismes en cause ont un site Web, qui demanderait souvent une mise à jour, voire un sérieux dépoussiérage.

C’est, j’en ai bien peur, une preuve supplémentaire de l’invasion des réseaux sociaux dans le monde de l’information.

Quand on me dit : « Tu n’as qu’à suivre notre page Facebook » et que je rétorque à mon interlocuteur que je n’ai pas de page Facebook — par choix —, je récolte des regards ébahis, et un silence éloquent s’ensuit.

Mark Zuckerberg peut se frotter les mains et continuer à engranger des milliards de dollars : nos sociétés et leurs dirigeants suivent allégrement, sans trop se poser de questions, la mode de la page Facebook, et tant pis si la route mène au bord du précipice de Panurge !

Ma seule voix est une goutte d’eau dans la mer. Il est peut-être temps que d’autres citoyens réclament aussi une « défacebookalisation » de l’information. Qui que nous soyons, nous avons le droit d’être informés sans nous soumettre à cette hégémonie commerciale.

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