Un réseau routier à revitaliser

Monsieur Legault,

Lorsque j’ai appris à conduire un vélo et une auto, on m’a enseigné à regarder au loin. Nous ne pouvons plus rouler ainsi depuis belle lurette. Nos routes éventrées nous obligent à regarder où l’on pose nos pneus, d’autant plus que les lignes blanches devant nous guider sont de moins en moins repeintes. Quand je marche ou que je cours, quand je roule à vélo ou en auto, j’ai honte. J’ai tellement honte de circuler dans un Québec qu’on dit riche et développé. Parlez-en avec votre chauffeur en passant par la 30. Avec vos fils sur Taschereau. L’idée d’un nouveau réseau routier à Québec de huit à dix milliards de dollars, sans compter son entretien, me fait hurler. M. Legault, en 2019, la production théâtrale J’aime Hydro a démontré que nos gouvernements et Hydro-Québec tenaient à construire de nouvelles centrales pour ne pas perdre l’expertise de leurs ingénieurs et entreprises connexes. J’aime Hydro a réussi à remettre en question cette façon de développer des projets hydro-électriques. Qu’en est-il des ingénieurs, travailleurs et entreprises qui ont réalisé le pont Samuel-De Champlain, de ceux qui auront travaillé à la création du REM ? Veut-on leur faire créer et construire un pont-tunnel (pour 10 000 utilisateurs par jour) comme on a voulu construire de nouvelles centrales… pour ne pas perdre leurs expertises ? Le Québec a avant tout besoin de revitaliser l’ensemble de ses infrastructures routières existantes avec de nouvelles approches, de façon plus durable. Pour ce faire, toute sa main-d’œuvre et l’argent disponibles doivent être mobilisés par un leader. Si vous cherchez des votes, c’est dans cette direction que vous en trouverez.

 

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