On connaît bien peu de choses sur le REM

Je ne comprends pas la motivation derrière l’empressement de développer le REM dans le centre-ville de Montréal. Mais j’ai l’impression que les investisseurs dans ce projet tentent de nous faire avaler des couleuvres avant que l’on découvre le pot aux roses. Ça ressemble à la stratégie des vendeurs itinérants peu scrupuleux qui veulent l’argent avant que le consommateur découvre que le produit vendu est déficient ou inutile.

Depuis quelques années, la CDPQ et le gouvernement tentent de nous convaincre que ça sera la panacée du transport collectif. Or, à ce jour, on connaît bien peu de choses sur le REM. Par exemple, on ne connaît toujours pas :

— Le prix pour embarquer dans le REM ;

— Sa fiabilité dans notre climat ;

— Le bruit que va générer le passage de ces trains ;

— La fréquence de passage de ces trains ;

— Les émissions provenant des câbles à haute tension suspendus à ces potences métalliques (remarquez que les esquisses tentent de les rendre discrètes alors qu’un spaghetti de fils électriques se dessine déjà près du DIX30) ;

— Les conséquences à long terme du télétravail sur le transport en commun.

Il y a 50 ans, la Ville a investi des sommes colossales pour arracher les rails et les fils du tramway de Montréal sous prétexte que c’était une cicatrice sur la ville. Aujourd’hui, le gouvernement veut prendre un bulldozer et nous faire croire qu’il donne un joli face lift au centre-ville de Montréal.

Le gros bon sens me dit qu’avant d’acheter une voiture, je l’essaie et j’estime son coût d’utilisation. Si ça me convient, j’achète. La CDPQ veut me vendre une deuxième flotte de véhicules sans que je puisse même essayer la première. Non merci, faites vos preuves avant.

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