Quand le Québec se lève, les loups dominants hurlent

Lorsque le ROC considérait que le Québec était à sa place, les éditorialistes des principaux quotidiens anglophones se contentaient de faire du Quebec bashing as usual. Mais voilà que le projet de loi 96 est venu réveiller de vieux démons […].

Les anglophones canadiens ont toujours vu d’un mauvais œil que le statut des francophones jouisse d’une forme d’asymétrie à l’intérieur du pays. Que l’on parle d’un statut particulier, de société distincte, de toute autre forme de distinctions linguistiques ou de propositions de laïcité, le rouleau compresseur anglophone a tout mis en œuvre pour contrecarrer ce qui vient à l’encontre d’une volonté d’uniformisation de toutes les provinces.

Ainsi, en utilisant l’article 45 de la Loi constitutionnelle de 1867, le gouvernement de la CAQ a voulu se servir de ses prérogatives d’amendement pour introduire dans sa Constitution interne la reconnaissance du français comme la langue commune et officielle au Québec […]. Même si certains dénoncent le caractère trop prudent du projet de loi 96, d’autres y voient une première salve qu’il faudra répéter dans d’autres domaines essentiels à la survie d’une société francophone minoritaire en Amérique du Nord.

Pour sa part, Justin Trudeau […] a affirmé que son gouvernement n’allait pas s’opposer au projet de loi du gouvernement Legault. Cette position a fait sortir les loups de leur tanière idéologique, en hurlant à tout vent leur opposition à cette volonté d’émancipation du fait français au Québec.

Ces agissements délétères démontrent hors de tout doute que le Québec est à la merci d’une majorité qui n’hésitera pas à envahir la scène juridique pour torpiller une fois de plus les efforts de survie de la société francophone québécoise. À force de hurler avec les loups, n’en vient-on pas à oublier la pertinence de son propre hurlement ?

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