Bougon déconfiné

L’été dernier est apparu un virus à deux pattes dans les parcs publics municipaux, virus que nous nommerons « Homo horribilis ».

La mairie et l’État ont permis à cette espèce de transporter sa glacière, son poêle et toute la bouffe requise pour faire fonctionner ses instruments. Si ce virus trouve la force et l’imagination pour son premier trajet, comment se fait-il qu’il perde ses forces au retour ? Pourtant, il s’est détendu, réjoui, nourri et a repris des forces physiques et mentales.

Ce virus laisse des traces très visibles dans son lieu de réjouissances. Il l’a fait pendant le confinement et à des heures avancées de couvre-feu. Nous osons à peine nous imaginer comment il pourra se transformer sans couvre-feu. L’an dernier, en Gaspésie, il nous a montré ce dont il était capable.

Alors, ce variant version « Bougon québécois déconfiné », peut-il passer de l’état Homo horribilis » à celui d’« Homo honorabilis », pourvu de signes vitaux et d’intelligence ? Peut-il rapporter chez lui ce qu’il a transporté une première fois pour festoyer ? Au retour, peut-il trier son matériel usé ? Peut-il recycler ce qui peut être recyclé ? Peut-il composter ce qui peut l’être ? Peut-il donner une seconde vie au matériel utilisé ? Et peut-il mettre aux rebuts dans son logement ce qui ne peut servir autrement ?

Cet Homo honorabilis pensera à demain, à la prochaine fois qu’il foulera le bien collectif, entretenu par sa municipalité et remerciera la Création qui lui est offerte. Il sera heureux de voir des voisins ou des inconnus adopter un comportement honorable qui les ennoblit. Et nous dirons merci à cette fierté retrouvée !

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