Un drame qui n’est pas unique à Montréal

Je travaille dans un organisme communautaire qui s’occupe du droit des locataires, à Saint-
Jérôme, et je peux vous assurer que le drame des personnes à faibles revenus qui sont évincées par des entrepreneurs n’est pas une fiction ou un cas isolé. Ni à Montréal, ni en région.

Ce qui se passe actuellement avec le logement est tout à fait catastrophique. Tous les jours, je reçois en moyenne cinq appels de locataires qui se font évincer de leur logement dans lequel ils vivent depuis plusieurs années et qui n’ont aucun endroit où se reloger à un prix raisonnable et à la mesure de leurs moyens financiers.

Le Tribunal administratif du logement n’y peut rien, compte tenu de la façon dont la loi est faite. Le gouvernement a eu la possibilité de donner plus de « dents » à ce Tribunal dont la loi a été modifiée en août 2020, mais il ne l’a pas fait.

Les investisseurs peuvent facilement se débarrasser des locataires, légalement ou souvent par de l’intimidation.

Quand mon gouvernement dit qu’il n’y a pas de crise du logement, j’aimerais tellement qu’il prenne la peine de venir nous rencontrer.

J’ai voté pour monsieur
Legault et je trouve qu’il fait un bon travail. On le sent à l’écoute dans plusieurs domaines, mais là il me déçoit tellement que je commence à remettre en doute mon choix.

Merci à Michel David pour sa chronique qui m’a touchée profondément. Il y a et il y aura d’autres drames comme celui-là malheureusement, tant et aussi longtemps que notre ministre Laforest et notre premier ministre n’admettront pas cette grave atteinte au droit à se
loger décemment.

À voir en vidéo