Pas seulement le climat!

En ce moment, il semble y avoir un consensus pour ne parler que du réchauffement climatique et de carboneutralité. Je comprends bien que c’est un enjeu majeur pour la planète, visible, coûteux et, il faut le dire, potentiellement rentable d’un point de vue politique. Pourtant, la destruction galopante des écosystèmes, la pollution chimique due aux pesticides, la pollution de l’eau, l’omniprésence du plastique dans nos vies et l’asphaltage du monde, pour ne nommer que ces sujets, avec, surtout, huit milliards d’individus qui voudraient vivre le « rêve américain », sont d’égale importance pour l’avenir des enfants et du reste de la planète.

L’écologie est une science qui a une approche globale, systémique, et il ne faudrait pas réduire la question planétaire à une sorte de positivisme scientifique qui nous ferait aborder les problèmes sans en chercher les causes profondes et avec une grille d’analyse nécessairement en accord avec les politiques et le type d’économie actuels.

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7 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 12 mai 2021 07 h 31

    Merci M. Boucher

    Bon enfin, quelqu’un qui nous donne l’heure juste sur les catastrophes climatiques à venir. Évidemment, tous les apôtres du mouvement écologique dont la plupart n'ont aucune formation scientifique nous chantent les catastrophes à venir en associant toujours le tout au niveau de C02 dans l’atmosphère. En bref, ils essaient de nous faire peur tout comme une jeune fille venue de Suède. Aucun traite mot sur la pollution atmosphérique qui tue plus de gens présentement que le coronavirus. C’est pour cela qu’ils ont toujours porté des masques dans les pays asiatiques surpeuplés.

    C’est la destruction des écosystèmes marins et terrestres et la biodiversité qui en découle qui devrait nous garder éveillé la nuit. Pour comprendre, il s'agit seulement d'avoir un cours de science de 3e année. C’est l’appauvrissement des sols dû aux pesticides, le manque d’eau potable, la présence du plastique qui dure des éternités dans l’environnement qui devrait nous faire réfléchir. C’est surtout la surpopulation qui est à l’origine de tous ces fléaux décrits.

    Oui, il ne s’agit pas seulement de cocher des cases dans une grille pour comprendre le phénomène. La science fait partie d’un tout. Présentement, on s’attarde seulement aux conséquences qui sont évidentes sans en chercher les causes ou la cause tout simplement. Que j’ai bien aimé cette de M. Boucher : « …surtout, huit milliards d’individus qui voudraient vivre le « rêve américain ». Et voilà, tout est dit. Personne ne parle de simplicité volontaire. Ceux qui la pratiquent dans les pays en voie de développement, le font de d’une façon involontaire. Hier, il y avait un article sur les changements climatique et on annonçait en grande trompe que le Canada avait connu la plus forte augmentation d’émissions des pays du G7 dans les trois dernières décennies. C’est l’augmentation de la population via l’immigration qui est la cause première de l’augmentation des GES chez nous.

    • Christian Roy - Abonné 12 mai 2021 13 h 22

      Et Daniel Bélanger qui chantait de son Spoutnik en 2001:

      "Six milliards
      Six milliards de solitudes
      Six milliards ça fait beaucoup
      Six milliards
      Six milliards de solitudes
      Six milliards ça fait beaucoup
      De seuls ensemble"

      Ça va vite... maintenant huit milliards de seuls ensemble...

  • Gilbert Troutet - Abonné 12 mai 2021 09 h 40

    Tout à fait raison

    En effet, Monsieur Boucher, l'obsession du « réchauffement climatique » nous fait oublier tout le reste, notamment la destruction des écosystèmes marins et terrestres et de la biodiversité. Et comme le souligne une autre lecteur, M. Cyril Dionne, il y a aussi l’appauvrissement des sols dû aux pesticides, le manque d’eau potable, la présence du plastique qui dure des éternités dans l’environnement.

  • Bernard Plante - Abonné 12 mai 2021 10 h 18

    La cause profonde

    Merci M. Boucher pour cette tentative de nous ouvrir les yeux.

    À moins que je me trompe, derrière tous les dégâts que vous énumérez se cache une grande cause principale: un système industriel mondial qui carbure aux profits mais où les coûts environnementaux réels ne sont pas pris en compte. Ce qui laisse faussement croire que certains produits sont rentables, alors que si on prenait en compte les coûts environnementaux on s'apercevrait immédiatement qu'en réalité ces produits sont déficitaires. Le pétrole en est un bon exemple. Si on en calculait le coût réel, non seulement il deviendrait plus intéressant de développer des énergies alternatives (ce qui encouragerait la recherche et développement locale), mais il deviendrait aussi non intéressant de faire venir des produits de l'autre bout de la planète (ce qui encouragerait l'économie locale).

    Ajoutez à cette exploitation faussement rentable une croissance magistrale de population de plus en plus consommatrice et vous obtenez un cocktail explosif générant la panoplie de dégâts que vous décrivez plus haut. Pauvres écosystèmes.

    • Christian Roy - Abonné 12 mai 2021 13 h 28

      L'écophilosophie de l'Humanité ressemble à ceci: un "Hit And Run".

      "Run"... mais pour aller où ???

    • Cyril Dionne - Abonné 12 mai 2021 15 h 28

      M. Plante, les 8 milliards d'humains sur la planète qui veulent vivre le rêve américain, eh bien, ce dernier carbure sur le système industriel polluant. Difficile de faire des omelettes sans casser des oeufs.

      La plupart des énergies dites vertes ont des produits fossiles dans leur fabrication et en utilisent lors de la production d'énergie sauf l'hydroélectricité qui utilise la gravité naturelle de l'eau. En plus, elles sont dispendieuses, intermittentes et souvent subventionnées à la hauteur de 60 à 100 %.

      Et la population mondiale augmente par 150 à 200 millions par année.

      Sur cela, bonne journée.

  • Gilles Théberge - Abonné 12 mai 2021 16 h 45

    Mais, le rêve américain, n'est qu'un rêve... !