Cher ami frileux

Je te comprends bien, d’être frileux devant l’idée de te faire vacciner. En effet, il y a un certain danger à recevoir ce fameux vaccin, à peu près semblable à celui d’être atteint par la foudre en se promenant, bien inférieur au risque d’être frappé par une auto en traversant la rue ou aux chances de gagner un gros lot à la loterie.

Tu dois craindre aussi l’atteinte à nos droits individuels. Comme toi, je n’aimerais pas vivre dans ce grand pays où la « reconnaissance faciale » permet à la police de discerner qui, dans la foule assistant à un match de sport, a déjà manifesté contre une loi… Évidemment, au Québec on est encore pas mal loin de cela, il n’y a même pas de carte d’identité !

Je comprends que tu sois frileux devant l’idée d’un certificat de vaccination et je compatis avec toi. Probablement, tu dois refuser de visiter un pays qui exige tel vaccin et tu ne voyages pas en avion à cause de l’inspection dite de sécurité. Je me souviens bien de cette mention affichée à l’entrée de la zone d’inspection de l’aéroport — peut-être est-elle encore présente, cela fait un bon bout de temps que je n’ai pas pris l’avion —, elle disait à peu près : « L’inspection n’est pas obligatoire. Il suffit de ne pas monter en avion. »

J’imagine aussi que tu ne conduis pas d’automobile, au cas où un policier demanderait à voir ton permis de conduire. De plus, de nombreuses d’obligations briment notre liberté de conducteur : il faut arrêter aux feux rouges, ne pas dépasser 120 km/h, c’est tellement frustrant…

Cher ami frileux, je te comprends et je te plains. Je nous plains tous, puisque ta réticence va retarder encore le moment où tes voisins, tes concitoyens pourront recommencer à aller au restaurant ou au spectacle…

9 commentaires
  • Pierre Boucher - Inscrit 4 mai 2021 05 h 27

    Frappe dans le vide?

    Pas sûr que les frileux soient du genre à lire Le Devoir. Ce serait plutôt Allo Police!
    Quoique parfois, des articles du Devoir sont très près du Allo Police!

  • Louise Collette - Abonnée 4 mai 2021 05 h 42

    hi hi

    J'adore.

  • Françoise Labelle - Abonnée 4 mai 2021 07 h 35

    Un p'tit air de déjà vu

    Les craintes face aux effets secondaires de tout médicament sont un peu normales, surtout si on consulte le compendium des médicaments (si on fait ses recherches). Les risques de décès de la covid sont plus grands que le risque de décès d'embolie causée par le vaccin. Et il y a un risque d'embolie pulmonaire causée par la covid.
    L'Australie, qui n'y est pas allée de main morte avec la libarté, comptabilise 1,159 cas de covid par million contre 32,701 pour le Canada. Malgré sa grande marge de manœuvre, elle n'a pas banni l'AstraZeneca. Le Johnson n'est pas encore distribué, comme au Canada.

    Pour le reste, il me semble qu'on a déjà entendu ça. Le registre des armes à feu, ça sert à rien (ça fait partie d'un ensemble de mesures). J'enregistre ma moto, ma motoneige, ma voiture, mon chien mais pas mon arme à feu. C'est comme si j'enregistrais une partie intime!

    «Ce coronavirus change notamment la vie de ceux qui l’ont contracté, les plus malades faisant des thromboses et embolies pulmonaires. Et le risque de développer ces complications est centuplé avec le nouveau variant, a observé le président de l’Association des spécialistes en médecine d’urgence.» JDM, 12 avril

  • Yves Corbeil - Inscrit 4 mai 2021 08 h 02

    Bien sûr qu'ils ne lisent pas tous le devoir par contre...

    Ils sont très actif sur les réseaux en réseau. Alors moi je leur demande de signer une décharge tous autant qu'ils sont afin de laisser leur place à tous ceux-là qui sont placé en attente lorqu'un covidien nécessite des soins hospitalier. Je n'y croit pas à tout cela, je ne prends aucune mesure de protection et je refuse que l'on hospitalise pour ce virus. Et ne craignez pas que j'ailles vous volés vos réserves en cas de confilt nucléaire majeur, je vous laisse le loisir de re-peupler la planète à votre goût.

  • Pierre Rousseau - Abonné 4 mai 2021 08 h 15

    Avancez en arrière

    Historiquement on ne savait pas exactement comment combattre les épidémies et les pandémies et on connaît les bilans désastreux des grandes pestes qui ont ébranlé le monde depuis des millénaires. On a finalement compris les mécanismes des épidémies et comment les combattre par la vaccination. Ce fut un tel succès que plusieurs maladies ont été éradiquées.

    Maintenant, certains voudraient retourner au Moyen Âge et voir la pandémie se répandre faute d'avoir constitué une immunisation suffisante pour plusieurs d'entre nous. Pourtant, ils sont bien chanceux ces soi-disant sceptiques car la vaccination n'est pas obligatoire comme elle l'était quand j'étais enfant. Cette vaccination obligatoire a sauvé plusieurs d'entre nous de maladies graves mais maintenant la soif de libârté pousse certains à mettre leur vie en jeu - dans ce cas, on peut se dire que ce n'est pas grave, c'est leur vie, mais, par contre, ça pose un risque à d'autres et met aussi leur vie en jeu, ce qui est grave.

    Alors, faudra-t-il justement se dire, pas de vaccin = pas de permis de conduire, pas de voyages, pas d'assurance-maladie (les sceptiques vont payer les services de santé puisqu'ils ont décidé de mettre volontairement leur vie en danger) etc.? Ce genre de liberté n'a-t-elle pas un prix?