Le CH méprise-t-il le français?

Après avoir porté plainte à l’organisation du Canadien de Montréal à quelques reprises, sans résultat, voire sans une simple réponse, je pose la question  suivante. Notre société étant majo-ritairement francophone, et de loin, notre langue officielle étant le français, il est pour moi tout naturel qu’une organisation commele Canadien de Montréal respecte cette majorité. Or actuellement, bien que plus de 90 % des partisans du Canadien soient francophones, cette organisation s’entête à faire chanter l’hymne national canadien par des chanteuses anglophones qui interprètent la petite portion en français avec un fort accent anglophone.

Aucune réponse à nos plaintes et récidives, match après match. Pour moi, il s’agit d’une entreprise qui semble afficher un mépris pour notre langue digne d’un colonialisme d’une autre époque. Cette situation m’irrite au plus haut point et, à mon sens, ne devrait pas être tolérée par un peuple qui se respecte. Je ne vois pas de francophones chanter en franglais ni en français dans les provinces de l’Ouest. Imaginez, match après match, une francophone chantant dans un anglais à fort accent français en Alberta ou au Manitoba, voire en Ontario. Impossible !

Il est à mon sens important de signifier au propriétaire du CH, Jeff Molson, que ce comportement irrespectueux n’est pas digne d’une des marques de commerce les plus en vue au Québec, le CH. Notre droit de parole et d’indignation semble être le seul rempart, à ma connaissance, qui puisse éveiller les consciences des partisans et de l’organisation du Canadien de Montréal. Comme vous le savez, les symboles sont d’une importance capitale dans une société. Il est de notre responsabilité de manifester notre désaccord et de nous tenir unis et debout devant cette indifférence méprisante.

 
9 commentaires
  • Marc Georges Allard - Abonné 26 avril 2021 08 h 23

    Pas seulement " le chant d'introduction"

    Depuis très longtemps, cette organisation a tourné le dos aux joueurs québécois.Ce comportement contribut à son déclin et c'est tant pis pour eux.

  • Cyril Dionne - Abonné 26 avril 2021 08 h 26

    Les Westmount « Canadians »

    Le CH ne méprise pas seulement le français, il rit de nous en mettant sur la glace une équipe minable de mercenaires venus de partout dont la plupart ne parlent pas français. En fait, ceux-ci ne voulaient pas venir à Montréal pour payer des impôts hors de prix et d’être scrutés à la loupe par les « fefans ». Ils entretiennent tous le souhait d’aller ailleurs même s’ils affirment sans rire le contraire. C'est pour cela que personne ne prend la peine d'apprendre le français.

    L’organisation des Westmount « Canadians » n’a jamais été francophone que dans la forme même si les plus grands de l’histoire de cette équipe étaient des francophones. En fait, on pourrait laisser de côté les hymnes nationaux parce qu’au Québec, le Ô Canada qui nous été volé, paroles, musique ainsi que le symbole de la feuille d'érable, ne fait plus vibrer beaucoup de Québécois au diapason du Canada multiculturaliste.

    Bien sûr que les Ontariens ne chantent pas leur hymne national en français. Lorsque l’organisation torontoise des Maple Leafs s’y est essayée à quelques reprises au Maple Leafs Gardens, ils ont essuyé toute une réaction négative de la part des partisans orangistes et multiculturalistes. Notre cher Don Cherry adoré a même fait des remarques sur le sujet. Idem lors des matchs de la Coupe mondiale. Les huées ne sont jamais bien loin pour les francophones dans ce pays qui se targue d’être bilingue.

  • Raynald Goudreau - Abonné 26 avril 2021 09 h 16

    D un sport à une industrie ...

    Que font les Hymnes Nationaux avant une partie de hockey dont la majorité des joueurs sont de nationalités quasi universelle . Il serait bon de rappeler aussi que cette équipe a eu du succès que lorsqu elle alignait une nombre significatif de joueurs francophones . Je sais , les directeurs généraux ont été majoritairement francophone ....inutile de le rappeler .

  • Gilles Théberge - Abonné 26 avril 2021 10 h 32

    Adressez vous au Fonds FTQ, qui est je crois partenaire financier de cette patente anglophone...

    Peut-être obtiendrz-vous au moins un accusé réception... en français.

    C'est madame Béique qui est maintenant présidente du Fonds FTQ !

  • François Leduc - Abonné 26 avril 2021 11 h 01

    Mépris et manque de respect

    La CH méprise-t-il le français ? Si l'on en juge par les décisions prises à l'égard du fait français dans l'équipe, la réponse est évidemment oui et pas seulement lors de l'interprétation de l'hymne national.

    Depuis bien des années, le CH ne recrute plus des joueurs francophones. Quand il en accueille par voie d'échanges ou parce qu'ils sont sans contrats, ils les fait poireauter dans la ligue américaine. Quand ils finissent par jouer avec le grand club, ils ne sont pas payés à leur juste valeur ou leur contrat est durement négocié ou le joueur est laissé dans l'incertitude d'un éventuel renouvellement (le cas Danault), alors que la direction s'empresse de signer de longs et juteux contrats aux joueurs autres que francophones. Depuis Larry Robinson et Bob Gainey, aucun capitaine ou assistant-capitaine anglophone ne s'est donné la peine d'apprendre le français pour pouvoir communiquer avec ses partisans francophones. Dans ses meilleures années où il a remporté la Coupe Stanley, dont en 1986 et 1993, le Canadien comptait plus de 10 joueurs francophones dans l'équipe, aujourd'hui il n'en reste que deux et ils ne sont même pas certains d'être encore avec le club l'an prochain.

    Son passé glorieux et des joueurs plus grands que nature comme Maurice Richard, Jean Béliveau et Guy Lafleur, ont contribué à créer dans l'inconscient collectif des Québécois une image forte d'amour du Canadien et des sentiments de fierté et d'attachement. Mais, on sent que ce phénomène commence à s'estomper et pas seulement en raison des insuccès répétés du club, les origines planétaires des joueurs et leur manque d'intérêt à intégrer un tant soit peu la communauté montréalaise (contrairement à P K Subban) participent à cette désaffection.

    Nous avons le droit au respect et il ne faudrait pas se gêner pour le faire savoir à cette organisation sinon rien ne changera et un jour ce sera un anglohone unilingue qui deviendra entraineur du CH et l'hymne national passera à l'anglais uniquement.