Langue et religion

Affirmer que les droits linguistiques de la minorité anglophone du Québec protègent la religion m’apparaît douteux. C’est faire fi de l’amendement constitutionnel (le seul) intervenu en 1997 entre les autorités fédérales et celles du Québec pour déconfessionnaliser le système scolaire québécois, lequel fut par la suite réaménagé sur une base linguistique (français-anglais) plutôt que religieuse (catholique-protestant). A contrario, c’est aussi oublier les décisions judiciaires qui ont déclaré que la religion ne protégeait pas la langue et qui ont ainsi validé le fameux règlement 17 en Ontario, lequel bannissait l’usage du français dans les écoles de cette province.

 

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