Éloge du journalisme vulgarisateur

La journaliste du Devoir Pauline Gravel a produit, la fin de semaine dernière, un dossier captivant, fouillé et très bien documenté sur ce qui est connu du syndrome de la COVID longue durée : une complication souvent majeure, mais trop fréquemment négligée par des médecins au diagnostic expéditif.

Tout médecin de famille, notamment, qui est réceptif, devrait lire attentivement les trois articles produits par Mme Gravel. En tout cas, au moins ceux qui sont dépourvus de la science infuse et qui sont ouverts à la possibilité qu’il y ait chez les survivantes de la COVID (ce serait des femmes surtout) des complications à long terme qui sont avant tout liées à un état anatomo-physiologique réellement déréglé. Que la possibilité d’une anxiété extrême générée chez une personne qui souffre, depuis des mois, de ce syndrome nouvellement mis à jour, soit davantage la conséquence et non la cause de son état pathologique.

Par ailleurs, ceci pouvant expliquer cela, qui dit que les connaissances développées quant à la COVID longue durée n’aideront pas à comprendre davantage des syndromes aux contours nébuleux très handicapants tels la fatigue chronique ?

Merci à la journaliste d’avoir contribué à semer le doute dans les esprits.