Paris n’est pas la seule ville à s’enlaidir

Je réagis à l’article de Christian Rioux paru jeudi, qui se questionne sur les dégradations subies par la Ville lumière. J’habite Montréal depuis ma tendre enfance et, croyez-moi, je constate les mêmes dégradations chez nous.

Je me rappelle les laideurs de la rue Sainte-Catherine l’été dernier, avec ses blocs de ciment et son mobilier disparate. Même les abords de l’autoroute Ville-Marie et de l’autoroute Décarie, avec leurs graffitis, ne font pas exception. Et que dire des voies cyclables qui ont jailli sans planification ?

Lorsque je roule dans la rue Bellechasse, dans l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, je rage à tout coup, car il faut être très prudent pour ne pas accrocher un de ces poteaux qui ne sont pas tous bien alignés. Lorsque je me rappelle la magnifique rue Sherbrooke, avec ses drapeaux des nations, je suis triste de m’y promener maintenant. Montréal ne se limite pas à la place des Festivals. Il y a toute une vie qui renaît autour des artères commerçantes grâce à la pandémie. Pourquoi ne pas en profiter pour créer des espaces de vie uniques et pour redonner à Montréal ses airs de noblesse ?

Une chance que la nuit embellit Montréal. Mais avec le couvre-feu…

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