Paris n’est pas la seule ville à s’enlaidir

Je réagis à l’article de Christian Rioux paru jeudi, qui se questionne sur les dégradations subies par la Ville lumière. J’habite Montréal depuis ma tendre enfance et, croyez-moi, je constate les mêmes dégradations chez nous.

Je me rappelle les laideurs de la rue Sainte-Catherine l’été dernier, avec ses blocs de ciment et son mobilier disparate. Même les abords de l’autoroute Ville-Marie et de l’autoroute Décarie, avec leurs graffitis, ne font pas exception. Et que dire des voies cyclables qui ont jailli sans planification ?

Lorsque je roule dans la rue Bellechasse, dans l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, je rage à tout coup, car il faut être très prudent pour ne pas accrocher un de ces poteaux qui ne sont pas tous bien alignés. Lorsque je me rappelle la magnifique rue Sherbrooke, avec ses drapeaux des nations, je suis triste de m’y promener maintenant. Montréal ne se limite pas à la place des Festivals. Il y a toute une vie qui renaît autour des artères commerçantes grâce à la pandémie. Pourquoi ne pas en profiter pour créer des espaces de vie uniques et pour redonner à Montréal ses airs de noblesse ?

Une chance que la nuit embellit Montréal. Mais avec le couvre-feu…

2 commentaires
  • Bernard Terreault - Abonné 16 avril 2021 09 h 35

    Oh combien vrai

    Les riches ont délaissé la rue Sherbrooke et bien d'autres rues élégantes pour la banlieue. Alors on se f... de son allure. Certains vont s'insurger contre la violation du droit sacré à l'expression, mais j'aimerais qu'on sévisse plus sévèrement contre les graffiteurs.

  • Gabriel Rompré - Abonné 16 avril 2021 10 h 34

    La rue Sherbrooke?

    Bizarre contre exemple. La rue Sherbrooke est une artère super large qui est très désagréable pour tous les utilisateurs qui ne sont pas dans des voitures. Elle est très utile bien sûr, mais en été, c'est un déset de béton qui crée des ilôts de chaleur. Bien content qu'on s'éloigne de ce modèle.