Comment devenir immigrant dans son propre pays

Le Québec, exceptionnelle terre d’accueil, rend la chose tout à fait possible. À preuve l’article d’Isabelle Porter du 29 mars, racontant l’engouement candide de ces trois jeunes filles qui vivent déjà en anglais dans la capitale de la francophonie d’Amérique. La naïveté de leurs propos a eu raison du mouvement d’humeur qui s’était d’abord emparé de moi. L’anglais est un bon outil, tout le monde en convient. Mais qui ne range pas ses outils en rentrant chez lui ? Sauf les immigrants bien sûr ? Qui a oublié d’apprendre à ces jeunes filles qu’il existe des ouvrages scientifiques de grande valeur en français ? Faut-il rappeler que le français est l’une des grandes langues du monde, même si la chose est difficilement perceptible en Amérique ? Abandonner sa langue pour une autre en prétextant qu’elle n’est qu’un outil me paraît bien simplet.

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