Pourquoi les gens n’ont-ils pas assez peur de la COVID-19 ?

Depuis un an maintenant, le monde entier fait face à un virus cruel, implacable, frappant et
tuant sans aucun sentiment.

Pourtant, et malgré les mesures mises en place par les gouvernements, une partie de la population ne croit pas au danger, manifeste contre le port du masque et se dresse contre ces atteintes à sa « liberté ». Une partie respecte les mesures sanitaires, mais en se permettant trop souvent de petits ou grands écarts, afin de préserver sa supposée santé mentale.

Et une petite partie respecte les mesures avec zèle, anxiété même.

Pourquoi ?

Notre cerveau (notre paléo-cortex) a été programmé il y a longtemps pour faire face à des dangers, préparant notre corps à fuir ou à combattre. Mais ces dangers ont toujours été perçus par un des cinq sens : la vue d’un animal sauvage qui peut s’atta-quer à nous, l’odeur de la fumée dans une maison pouvant indi-quer un début d’incendie, le goût d’une nourriture pourrie qui va nous amener à la recracher, le bruit des armes à feu, du tonnerre ou le toucher d’un reptile gluant pouvant être un serpent. Dans le temps des pandémies anciennes, comme la peste, la grippe espagnole, les malades étaient à la vue de tous. Les morts étaient transportés dans les rues et les maisons où il y avait de la contagion, marquées d’un X.

Or ce virus est du domaine de l’infiniment petit. On ne peut pas le sentir, le voir, le toucher, le humer ni l’entendre.

En plus, les malades atteints et en mourant ont été cachés dans les CHSLD loin du regard de tous, même de leurs proches, ou dans les zones rouges ou les soins intensifs des hôpitaux, où seuls quelques initiés peuvent se rendre habillés de scaphandres.

C’est donc un danger qui doit être intellectualisé, qui fait appel à notre néocortex.

Force est de constater que le paléocortex prend encore beaucoup de place chez les humains.

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