Protégeons notre fierté

Après avoir lu l’article d’Isabelle Porter dans Le Devoir intitulé « Le fort attrait du cégep in English », dans lequel il est question de trois jeunes étudiantes qui aspirent et désirent un futur complètement anglophone, il semble que les jeunes de notre société ont oublié et négligé la fierté d’être Québécois et de parler le français dans un pays majoritairement anglophone.

Entre 1995 et 2018, l’assistance aux cégeps anglophones a bondi de 85 %. Il est donc inquiétant de nous demander si nous avons négligé l’enseignement de l’importance de notre culture et de notre langue aux jeunes lorsqu’on voit cette statistique.

En effet, la population québécoise francophone au Québec représente environ 19,5 % de la population canadienne, il est donc important de préserver les piliers solides que nos ancêtres ont su bâtir pour préserver notre identité québécoise. Comme les jeunes représentent notre avenir, il est donc important de s’assurer que ces mêmes piliers sont préservés de génération en génération pour ainsi garder notre belle culture.

Cela étant dit, il ne faut toutefois pas négliger l’importance d’apprendre l’anglais […]. Il faudrait seulement prendre exemple sur certains pays occidentaux, comme la Suède ou les Pays-Bas, qui ont su, à travers les années, garder leur identité et leur culture tout en maintenant une économie et un PIB très bon malgré leur petite population face à l’Europe.

Finalement, il faut absolument faire réaliser à nos jeunes à quel point c’est une fierté d’être Québécois dans un pays anglophone, comme l’a si bien dit René Lévesque à son élection en 1976 : « On n’est pas un petit peuple, on est peut-être quelque chose comme un grand peuple ! »

   

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