L’effet poubelle

À celles et ceux qui se demandent encore quel est le mystère Québec, la réponse nous éclate en plein visage avec l’image de l’explosion exponentielle de la pandémie dans la capitale à cause, principalement, d’un établissement qui s’est fiché de la situation sanitaire de la région. Tout le monde va payer pour cet irresponsable qui fait fermer les restaurants, les classes, les commerces non essentiels… Où a-t-il puisé l’encouragement à son irresponsabilité ? Personne n’ose le dire, mais tout le monde le sait et le voit.

La radio poubelle de Québec est un cancer social qui mine les esprits depuis trop longtemps. Il y a moyen d’en venir à bout. On cesse de l’écouter, y compris dans les bus. On cesse d’annoncer sur ses ondes. Il n’y a pas d’autre moyen de faire comprendre le bon sens à ces obsédés des cotes de popularité. Quand plus personne ne les encouragera, ne les écoutera, ils devront bien commencer à réfléchir s’ils en sont capables.

Ce sont ces mêmes radios poubelles qui protestaient contre les corridors réservés aux bus sur Robert-Bourassa en suggérant aux conducteurs d’autos de couper la route aux bus au risque de blesser ou tuer des dizaines de passagers pour protester contre ces aménagements au profit de la collectivité.

Ce sont ces mêmes radios poubelles qui suggéraient aux conducteurs d’autos de tasser les cyclistes de leur route au risque d’en blesser et d’en tuer.

Quand la liberté d’expression en est rendue à rendre malade, à tuer, elle a atteint le fond de l’acceptabilité sociale.

5 commentaires
  • Réjean Martin - Abonné 2 avril 2021 09 h 40

    bravo pour cette lettre

    l’un de ceux qui depuis quelques années démoli ces radios avec grâce, c’est Olivier Niquet à l’émission de Radio-Canada La soirée est encore jeune; il est facile de réécouter les segments de cet habile collaborateur à l’émission, segments qui s’intitulent Le bêtisier des médias et qui s’emploient fréquemment à illustrer tout le ridicule qui se dit à ces radios. C’est savoureux; et ça montre toutes les contradictions dont sont capables leurs animateurs. Je vous invite à vous rendre écouter ces segments qui, peut-être, vont vous inciter, comme moi, à répéter à tout bout de champ des «ça s’peux-tu» exclamatifs…

  • Paul Gagnon - Inscrit 2 avril 2021 10 h 09

    Si je vous suis bien

    à Québec vous êtes aux prises avec des "wokes" de « droite », alors qu'à Montréal nous le sommes avec des "wokes" de « gauche ».
    C'est ben pour dire, on avance par en arrière... transportés en commun, pardon en collectif, comme du bétail vers... devinez quoi!

  • Gaëtan Parent - Abonnée 2 avril 2021 17 h 40

    Les 3 tenors.....

    En effet le trio Filion,Duhaimes,Maurais sont déchainés contre le nouveau confinement,mais il y a des commenditaires pour les encourager,et des clients pour tenir ces commercants compétitifs voire prospere,alors ca va continuer!

  • Marc Therrien - Abonné 2 avril 2021 18 h 00

    L'effet du vide de jugement


    Ainsi, il y aurait la liberté d’expression devenue délétère parce que des auditeurs seraient dépourvus de la faculté de jugement leur permettant d’exercer leur liberté de penser par eux-mêmes.

    Marc Therrien

  • Robert Blanchet - Abonné 2 avril 2021 22 h 21

    La peur engendre la peur

    Votre témoignage relève d'une arrogance hors du commun.

    Vous jetez le blâme sur des animateurs qui défendent leurs opinions.

    Ce que vous proposez est une pensée unique non loins de celle du communisme.

    Si le contenue d'une station de radio ne vous convient pas, vous avez toujours la liberté de pouvoir synthoniser une autre chaîne...pour l'instant...

    Des gens meurent à tous les jours et c'est comme cela depuis le début des temps. Pensez-vous que cela va changer?

    La divergeance d'opinion contribue à garder une société forte et prête à s'améliorer.

    Dans tout les milliards dépensés, quand avez vous entendu les dirigeants proposer un plan d'action afin de planifier une restructuration du système de santé et de l'éducation afin de ne plus jamais avoir à être nerveux et anxieux d'un système déficient et désuet qui n'est pas prêt à subir un stress tel que nous le connaissons aujourd'hui?

    Les vrais solutions sont de redevenir un peuple fier et qui se respecte.

    Si des animateurs radiophoniques posent des questions et confrontent le système, ne devrions pas les écouter au lieu de les ignorer?

    La vrai question est peut-être:

    Avons-nous peur les québécois de regarder la vérité en face et de s'apercevoir que finalement, nous ne sommes pas les meilleurs.

    Je vous invites à vous poser la question...