Québécois rampants

« Rampants » ? Le terme paraîtra choquant, injurieux même, appliqué à des concitoyens. Mais ne serait-il pas temps de faire sortir au grand jour un des chats du sac ? En l’occurrence, celui ou celle qui se met tout de suite à parler anglais dès qu’un anglophone entre dans la pièce. On en a longtemps été là. On en est malheureusement encore là trop souvent.

Ils jurent avoir voté PQ en 1976. Ils prétendent avoir voté Oui en 1980, peut-être même en 1995 (ils en sont moins certains, oubliant où en étaient alors leurs placements en dollars canadiens). Le français est en déclin au Québec et à Montréal en particulier ? Quelle surprise !

Le plus triste dans cette histoire de « rampants », c’est que les anglophones concernés sont, dans la grande majorité des cas, tout à fait capables de s’exprimer en français ; mais, en leur parlant en anglais, on les convainc du contraire et, en un sens, on les insulte. Cherchez l’erreur.

14 commentaires
  • Pierre Boucher - Inscrit 1 avril 2021 02 h 21

    Falardeau

    Le grand Pierre voyait loin depuis longtemps.
    Le titre de l'article est tout à fait juste.
    Un ti-peuple incapable de se tenir debout, qui s'écrase dès qu'on fait les gros yeux.
    Quand tu te souviens de rien, la manipulation est facile.

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 1 avril 2021 08 h 37

    « En l’occurrence, celui ou celle qui se mettent (sic) tout de suite à parler anglais dès qu’un anglophone entre dans la pièce» (Michel Gay, écrivain)




    En l’occurrence, vaut mieux se mettre à l'anglais plutôt que de baragouiner .

    • Jean-François Trottier - Abonné 1 avril 2021 11 h 24

      Je ne crois pas, monsieur Lacoste.

      Entre paraître ignare et se montrer "de seconde qualité", je préfère de loin le premier parce qu'à l'ignorance on peut pallier, alors que pallier à l'exclusion du "bon" genre humain est un peu plus difficile, disons.

      Et je n'aime pas beaucoup les gens qui attribuent une valeur aux personnes selon leurs connaissances ou culture.

      De toute façon, il y a de grands risques que la personne qui possède mal sa langue maternelle fasse pire dans une autre langue. Alors à moins de parler slang, 500 mots de vocabulaire et aucune nuance possible, je ne vois pas.
      Alors, dans quelle langue leur donnerez-vous le droit de s'exprimer?

  • Jean-François Trottier - Abonné 1 avril 2021 08 h 48

    Euh,,, juste comme ça...

    "Ils prétendent avoir voté Oui en 1980, peut-être même en 1995 (ils en sont moins certains, oubliant où en étaient alors leurs placements en dollars canadiens)"

    En 1995, une majorité de francophones ont voté oui. Difficile de dire "peut-être même" dans ces conditions.
    Je vous rappelle que le référendum de '95 a été volé. Si le comité du Oui a accepté le résultat, c'est pour éviter que l'armée n'entre au Québec. Des dizaines de tanks n'attendaient que ça dans l'est de l'Ontario tout prêts et tout près.

    Par la suite en effet, une grande dépression a suivi, et pas seulement chez les indépendantistes. Tout le monde a vu ce résultat comme un échec, même les plus fédéralistes, en tout cas ceux qui sont honnêtes, qui ont trouvé bien triste de devoir tricher autant que ça pour gagner.

    D'où les commandites. D'où l'oeuvre de dénigrement continue contre le PQ, oeuvre où l'on ne peut nier une participation hyperactive de QS contre les "vieux nationalissssss". Caricature débile, belle saloperie oui.
    Nous avons assisté depuis à toutes les manoeuvres connues de déstabilisation de société ici, les mêmes utilisées un peu partout en Afrique et en Amérique du Sud. Oh que oui!

    Montée des trolls, assertions mensongères, détournement de sens, populisme grossier (surtout à gauche pour convaincre les plus jeunes), paroles endormitoires de Justin, bien plus habile qu'il ne le laisse voir. Oeuvre des stratèges d'Ottawa commandités par le régime des banques de Toronto, qui tiennent mordicus à leur Empire équilibré entre l'électricité de l'Est et le pétrole de l'Ouest. À jouer l'un contre l'autre on gagne à tout coup. Comme à Las Vegas.

    Un jeu où le français est un pion comme les autres, et ses tenants des trublions sans intérêt.

    • Christian Roy - Abonné 1 avril 2021 13 h 56

      @ M. Trottier,

      À lire votre description des choses, j'ai l'impression de mieux saisir la "rampance"d'aujourd'hui des Québécois francophones. Ne s'agit-il pas d'un mécanisme d'adaptation fort judicieux devant l'imparable ?

    • Jean-François Trottier - Abonné 1 avril 2021 21 h 56

      Ça se nomme l'esprit de colonisé, que toutes les nations brisées par la force (armée, économique, culturelle...) adaptent pour survivre.

      Indiens, Maoris, Autochtones des deux Amériques, Francophones du Canada, Noirs d'Afrique du Sud, afro-américains, Algériens.... la liste est longue.

  • Yvon Montoya - Inscrit 1 avril 2021 13 h 44

    « En l’occurrence, vaut mieux se mettre à l'anglais plutôt que de baragouiner (sic). »

    « Baragouiner » est du breton: bara, pain; gwin, vin. C’est cela aussi la langue française.

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 1 avril 2021 13 h 58

    «@Mathieu Lacoste; dans quelle langue leur donnerez-vous le droit de s'exprimer?» (Jean-François Trottier)



    Dans la langue qui leur permet d'accorder en nombre la conjugaison du verbe avec son sujet.