Étudier en français au Québec

Le constat de monsieur Gérald Larose dans Le Devoir de lundi est un choc pour tout le Québec. Comme il le dit, statistiques à l’appui : « L’État du Québec finance férocement l’anglicisation de sa propre nation… Alors qu’elle compose 8,3 % de la population québécoise, la communauté anglaise se voit attribuer 19 % des ressources réservées aux cégeps et 25,4 % de celles dévolues aux universités. C’est 3,7 fois plus important que son bassin démographique. » Si les Québécois étaient suffisamment informés de cette situation, ils verraient qu’il est injuste et suicidaire, pour une nation francophone déjà minoritaire au Canada, de payer sa propre minorisation, ce qui se produit depuis vingt ans, surtout à Montréal. Influencés par la culture américaine, devenus bilingues, beaucoup de jeunes se sentent davantage valorisés en parlant et en chantant en anglais. Si l’accès aux études supérieures en anglais leur est facilité par l’État, la porte est ouverte pour travailler plus tard en anglais. Il nous presse de décourager le mouvement d’assimilation des jeunes francophones et d’inciter les jeunes nouveaux arrivants à s’intégrer dans le Québec, dont la langue officielle est le français.

5 commentaires
  • FRANCOIS BIZET - Abonné 31 mars 2021 03 h 30

    BIENTOT 700 MILLIONS DE FRANCOPHONES

    que les anglophones puissent prétendre passer pour des victimes que le Québec doit aider financièrement à parler...anglais dépasse l entendement
    Lire les déclarations névrotiques et bêlantes d un étudiant en infirmerie qui réclame dans le Devoir à pouvoir etre éduqué en Anglais "pour l apprendre et avoir les mêmes chances que les autres" parce que sa mère ent anglophone et son père fancophone rappelle furieusement les tactiques de la famille TRUDEAU : l asservissement politique linguisitique et culturel
    Si le Québec n est plus francophone, alors il n existe tout simplement plus, il est amalgamé, vampirisé
    500 ans d histoire à a poubelle
    or, le Français est une langue en plein essor, 700 millions en 2050, 88 pays membres de l Organisation Internationale de la Francophonie
    Il s agit donc de se tourner vers l avenir, qui n est pas forcément anglais maisbien français et...espagnol, au sud du Québec...

  • Jean-Charles Morin - Inscrit 31 mars 2021 06 h 36

    Une question de prestige et de moyens.

    "L’État du Québec finance férocement l’anglicisation de sa propre nation… Alors qu’elle compose 8,3 % de la population québécoise, la communauté anglaise se voit attribuer 19 % des ressources réservées aux cégeps et 25,4 % de celles dévolues aux universités. C’est 3,7 fois plus important que son bassin démographique." - Gérald Larose, cité par Gaston Ducasse

    En effet, Monsieur Ducasse, il est plus que temps de rendre au réseau d'éducation francophone les moyens auxquels il a droit.

    Le prestige dont jouit une langue va de pair avec l'attrait que celle-ci exerce auprès de la population. Cet attrait est aussi directement proportionnel aux moyens dont cette langue dispose pour s'imposer et rayonner. Il est donc nécessaire et urgent que le prestige de la langue française soit intégralement restauré en appuyant sans réserve, politiquement et financièrement, les institutions qui sont censées la défendre.

    L'éducation a toujours été une compétence exclusivement québécoise. Par conséquent, les turpitudes des gouvernements que l'on s'est donné dans le passé, toutes tendances confondues, sont à blâmer pour l'état actuel des choses.

    Chaque dollar accordé à la valorisation de l'anglais est un dollar qui est nié celle du français. Si tous les gouvernements qui ont précédé avaient consenti à investir ce qui aurait dû l'être dans le système scolaire francophone plutôt que de goinfrer avec une constance indue son pendant anglophone, on n'en serait pas là aujourd'hui.

  • Rose Marquis - Abonnée 31 mars 2021 07 h 19

    En accord

    Je suis tout à fait en accord avec ce qui est exprimé dans cette lettre. Quand j'ai lu l'article de M. Larose je me suis posé que question qui vien te de revenir: Pourquoi les jeunes qui veulent améliorer leur anglais ne vont-ils pas ailleurs au Canada? On dit ''Les voyages forment la jeunesse'' et, je crois, que cette expérience au Canada leur ferait comprendre l'importance de préserver le fraçais ici et d'en être fier.

  • Patrick Boulanger - Abonné 31 mars 2021 12 h 19

    Je me demande où M. Larose prend ses chiffres. J'ai communiqué avec le Mouvement Québec français pour avoir de solides données claires à cet égard et il semble difficile d'avoir des telles données actuellement.

  • Gilles Théberge - Abonné 31 mars 2021 15 h 23

    Les Québécois sont bien au fait de ces données monsieur Ducasse. C'est le premier mnistre qui ne veut rien savoir.

    Jusqu'à quand ? jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Les gouvernements sont bons là-dedans.

    Agir quand il est trop tard...