Étudier en français au Québec

Le constat de monsieur Gérald Larose dans Le Devoir de lundi est un choc pour tout le Québec. Comme il le dit, statistiques à l’appui : « L’État du Québec finance férocement l’anglicisation de sa propre nation… Alors qu’elle compose 8,3 % de la population québécoise, la communauté anglaise se voit attribuer 19 % des ressources réservées aux cégeps et 25,4 % de celles dévolues aux universités. C’est 3,7 fois plus important que son bassin démographique. » Si les Québécois étaient suffisamment informés de cette situation, ils verraient qu’il est injuste et suicidaire, pour une nation francophone déjà minoritaire au Canada, de payer sa propre minorisation, ce qui se produit depuis vingt ans, surtout à Montréal. Influencés par la culture américaine, devenus bilingues, beaucoup de jeunes se sentent davantage valorisés en parlant et en chantant en anglais. Si l’accès aux études supérieures en anglais leur est facilité par l’État, la porte est ouverte pour travailler plus tard en anglais. Il nous presse de décourager le mouvement d’assimilation des jeunes francophones et d’inciter les jeunes nouveaux arrivants à s’intégrer dans le Québec, dont la langue officielle est le français.

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