Je suis un être humain

Afin de débusquer les « biais systémiques », les universités québécoises « s’engagent envers l’équité, la diversité et l’inclusion (EDI) ». […] Ainsi énoncées avec toute la ferveur d’un guichet automatique, ces valeurs pourtant essentielles ont été réduites à ce slogan creux et insipide.

On demande aux employés, désormais, de procéder à leur « auto-identification », c’est-à-dire de dévoiler volontairement à l’employeur des aspects de leur vie privée ou de leur personne qui leur permettraient d’être associés à ce nouveau badge de mérite : l’EDI. Des catégories toutes faites n’attendent qu’un clic : femme, handicapé, autochtone, minorité visible ou ethnique, etc.

Certes, l’embauche équitable est non seulement réputée souhaitable, mais juste, et des programmes y veillent d’ailleurs depuis des décennies. Mais le changement social prend du temps, et les militants sont pressés. Or, aucun employeur ne devrait avoir le droit de questionner ses employés sur leur vie privée. […] Au-delà de ces étiquettes, dont la politisation encourage l’instrumentalisation, nous sommes avant tout des êtres humains, détenteurs d’une dignité intrinsèque qu’aucun employeur n’a le droit de violer en nous réduisant à des identités préfabriquées. Revendiquons plutôt notre individualité, seul gage de liberté !

 

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