La médication n’est pas la dernière option

Sachant que l’accès aux psychologues reste limité au Québec et que l’isolement obligatoire nous laisse avec un sérieux problème de santé mentale au sein de la population — particulièrement chez les jeunes —, il serait abso-lument pertinent de considérer l’activité physique et le plein air au lieu de prescrire, à nos ados, des antidépresseurs à la tonne (« Hausse marquée des prescriptions d’antidépresseurs chez les adolescentes », Le Devoir, 11 mars 2021).

En janvier, une étude provenant de l’Université de Sherbrooke fait sursauter : sur 16 500 étudiants âgés de 12 à 25 ans, près de la moitié pré-sente des signes de dépression majeure ou d’anxiété généralisée. Presque à l’unanimité, les participants du sondage ont révélé la source de leur problème : le manque de
contacts sociaux dû à la
formule de l’école en ligne (évidemment). Aux dernières nouvelles, ce n’est pas en ingé-rant des médicaments contre la dépression qu’on sort de l’isolement.

Un concept très intéressant, en provenance des pays scandinaves, fait son entrée dans les écoles de la province. Il s’agit de la classe à l’extérieur : forest schooling. Présentée comme la manière idéale de s’accommo-der des règles sanitaires dans les écoles, l’idée est adoptée par certains enseignants et professeurs qui découvrent que l’air frais et la possibilité d’enlever le masque redonnent toute la motivation et l’entrain perdu chez leurs élèves.

Enfin, nous savons depuis si longtemps que l’activité physique prévient et guérit les pro-blèmes de santé mentale. Sans pourtant demander l’assistance d’un psychologue, cette option peut se faire en solitaire. De plus, elle devient une bonne solution pour se débarrasser de nos sombres pensées. Le célèbre mantra des Grecs « un esprit sain dans un corps sain » n’aura jamais été autant approprié.

 

À voir en vidéo