Un manque de cran du Canada et des États-Unis pour libérer les deux Michael?

Ce qui manque dans la couverture médiatique du drame des deux Michael, ce sont des idées nouvelles pour résoudre le dilemme dans lequel trois pays (le Canada, les États-Unis et la Chine) se sont mutuellement enfermés. On a l’impression que le gouvernement canadien se trouve sans moyens pour réagir aux actions de gangstérisme de la part des autorités chinoises. Et que notre adhésion quasi religieuse à l’idée de l’État de droit nous empêche de même envisager une négociation avec les preneurs d’otages qui détiennent nos citoyens.

Nos hésitations, à présent, semblent de surcroît circonscrire nos amis américains de la même façon. Ceux-ci, encore sous le traumatisme des événements du 6 janvier posés par l’affront direct à l’État de droit par les manifestants au Capitole se sentent tout aussi handicapés dans leur liberté d’action. On se demande ce qu’il reste des liens inébranlables entre pays démocratiques.

Les opinions juridiques publiées sur la flexibilité inhérente dans notre traité d’extradition ne manquent pas, ni les déclarations vigoureuses des deux gouvernements sur la grande priorité qu’ils attachent à la libération des deux Canadiens.

On tient pour acquis que Washington et Ottawa ont examiné avec soin toutes les solutions possibles. Malheureusement, je ne trouve nulle part la suggestion que les deux gouvernements donnent les instructions fermes à leurs autorités judiciaires respectives (le ministre de la Justice canadien et l’Attorney General des États-Unis) de travailler ensemble jusqu’à ce qu’ils trouvent une sortie de l’impasse juridiquement valable.

S’agit-il simplement d’un manque de cran des deux côtés de la frontière ?

 

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