Épiphanie ou «rebranding»?

Que Denis Coderre veuille prendre sa revanche sur Valérie Plante et se repositionner sous le feu des projecteurs ne surprendra personne. Une si longue absence médiatique n’est pas dans ses habitudes. Mais cette revanche ne profitera qu’à lui. Devons-nous vraiment servir de faire-valoir à l’ego démesuré d’un politicien professionnel à la recherche d’un perchoir ? La gestion municipale, ce sont d’abord l’aménagement, la mobilité, l’entretien, la culture et le vivre-ensemble. La « conversion » annoncée de ce politicien de carrière carburant aux gros projets pour briller entouré de son boys’club ressemble davantage à une entreprise de « rebranding » qu’à une épiphanie. De quoi alimenter le cynisme à l’endroit de la fonction. Si M. Coderre aime autant relever les défis qu’il l’affirme, en voici un à sa mesure : accepter sa défaite et sa retraite et se laisser oublier.

5 commentaires
  • Simon Grenier - Inscrit 27 mars 2021 07 h 02

    Avec un titre d'essai comme: "Retrouver Montréal", j'ai compris la même chose que vous: JE veux retrouver MA ville, MON trône et MA couronne de lauriers. Où sont les citoyens là-dedans? Bah. C'est pas important, écoutez MES bonnes idées plagiées d'un peu partout et tout ce que J'AI le goût de (vous) faire.

    Ambitions égocentriques et obsession sur son pedigree d'un côté, cynisme de l'autre, vous dites? D'autant plus que M. Coderre courtise très exactement l'électorat qui l'a lâché à la dernière élection: ceux qui votent contre "n'importe qui sauf l'administration sortante", peu importe qui compose la dite administration sortante. Pas intéressant du tout comme candidature, effectivement. Trop de politique, pas assez de vision.

    C'est fou combien le mot "service" change complètement de signification lorsqu'il forme la locution: "service public".

  • Jean-François Trottier - Abonné 27 mars 2021 07 h 28

    L'art de fermer un oeil ben dur

    "La gestion municipale, ce sont d’abord l’aménagement, la mobilité, l’entretien, la culture et le vivre-ensemble."

    En une seule phrase, vous venez de nier un rôle historique de toutes les viles du monde, qui est de drainer et enrichir leur région depuis.... au minimum 5000 ans.
    Une ville, c'est aussi la région qui la nourrit en légumes. C'est aussi le point de jonction avec d'autres villes, d'où le caractère plus international des villes.
    UNe ville n'est pas la somme de ses quartiers, Mé Le Blanc. Si oui, Montréal n'est rien. Un trou avec beaucoup de monde dedans, que sa banlieue enverra ch... parce qu'elle vit três bien toute seule.
    Une région naît d'une ville, et de ce fait la ville participe de la région et vice-versa. Je dois dire que je n'ai jamais conmpris que Montréal ne commence pas au Mont St-Bruno pour se terminer sur le Rive-Nord, en englobant Laval, mais bon, ce ne sont pas les séparations légales qui changent la réalité,

    En attendant, votre façon limitative de voir la vlle, qui exclut le quartier des spectacles ainsi que les zones industrielles puisqu'aucun ne fait partie de que vous énumérez, est anti-inclusive et contrôlante.

    • Hélène Paulette - Abonnée 27 mars 2021 18 h 07

      C'était pourtant la vision des derniers bons maires à Québec et à Montréal... Les regrettés Lucien l'Allier et Jean Doré.

  • Bernard Dupuis - Abonné 27 mars 2021 10 h 50

    Le français ne fait pas assez "punché"

    Il fut un temps où la lecture matinale du Devoir nous rendait fières et fiers d’être membre de la société québécoise. Depuis quelques années, c’est une tout autre histoire. Par exemple, ce matin en lisant cette lettre. Celle-ci illustre une nouvelle tendance consistant à utiliser d’une manière obsessive le vocabulaire anglais en plus des anglicismes.

    L’auteur (comme les humoristes, les gens d’affaires, certains professeurs de français, etc.,) ne fait même plus l’effort de chercher le mot français pertinent. C’est comme si la langue française était trop pauvre pour exprimer une idée à sa juste valeur. Quelqu’un a même dit qu’en anglais cela fait plus « punché » (au lieu de « plus percutant »).

    Le fait que le Québec ne soit pas souverain entraîne toute sorte de dépendance. À l’égard des transferts fédéraux, dépendance dans la politique internationale, mais surtout dépendance à l’égard de l’anglais. Les Montréalais sont maintenant incapables d’être autonomes par rapport à leur propre langue et leur propre culture. Même à Radio-Canada, la culture française semble ignorée délibérément. Pensons aux émissions de Rébecca Makonnon et Pénélope Mcquade où la chanson française ne fait pas le poids au regard des « Arcade Fire » de ce monde .

    Pour ceux et celles qui doutent encore de la dépendance des Québécois envers l’anglais et du remplacement du vocabulaire français, la lettre ci-dessus a tout lieu de les inquiéter.

    Bernard Dupuis, 27/03/2021

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 27 mars 2021 14 h 23

    BIen dit

    Aucun lien de parenté.