Manque d’action pour prévenir les féminicides

Nombreuses sont les femmes qui, au cours des dernières semaines, ont succombé à la violence de leur conjoint. Ces féminicides, qui sont actuelle-ment au nombre de sept, sont honteux, et le manque d’action du gouvernement est alarmant.

La travailleuse sociale de l’organisme SOS violence conjugale Claudine Thibaudeau affirme que le Québec est victime, en moyenne, d’une douzaine de ces crimes par année. Le Québec en est seulement à son troisième mois de 2021 et les féminicides de la province sont déjà au nombre de sept. Si la tendance se main-tient et qu’aucune solution n’est apportée, le nombre de décès dus à la violence conjugale faite aux femmes pourrait dépasser la trentaine, et ce, juste cette année.

Le premier ministre, François Legault, a promis d’agir contre les violences conjugales en étu-diant les 190 recommandations du Comité d’experts sur l’accompagnement des victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale. Cependant, pourquoi avoir attendu un septième féminicide pour penser à agir ? Était-ce vraiment pertinent et justifié ?

Le Québec est reconnu pour son ouverture d’esprit et sa lutte contre les inégalités. Toutefois, pourquoi serait-il acceptable de vivre dans une province qui fait un pas de géant vers l’arrière en n’agissant pas rapidement et concrètement contre la violence conjugale ? Les luttes pour l’égalité des sexes des dernières années ne peuvent pas continuer d’être anéanties par le mouvement rétrograde que vit le Québec. Il est plus que temps d’agir contre les violences faites aux femmes et de défendre pleinement la dignité et l’égalité qu’elles méritent.

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